Irrésistibles Français contre Français irréductibles ?

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Irrésistibles Français contre Français irréductibles ?
Irrésistibles Français contre Français irréductibles ?

Infiltré, pendant ce premier tour, au sein du kop de l'équipe de France. Et c'est pas facile tous les jours.

Sur l'autoroute entre Paris et Lille, régulateur de vitesse enclenché, Jérémie accroche un drapeau français à la fenêtre passager. " On dirait qu'on va à un meeting du FN, rigole-t-il. Mais il ne faut pas en avoir honte, il faut être fier de ce drapeau ". Jérémie, 29 ans, est membre des Irrésistibles Français (IF), principal groupe de supporters de l'équipe de France. Les soirs de match, il fait souvent office de capo, face à la tribune, mégaphone à la main, et préfèrerait laisser sa place pour le France-Suisse qui se profile : " J'espère que je serai pas au méga, parce que je veux regarder le match… D'habitude, je m'en fous, mais là pour l'Euro, je voudrais voir au moins une mi-temps ". Au stade, il ne passera finalement pas son tour. Alors que le drapeau tricolore continue de flotter à la fenêtre, le Ford C-Max remonte un cortège de fourgons de CRS, qui font eux aussi le déplacement. Emu par l'étendard, l'un des fourgons enclenche brièvement son gyrophare. Et Jérémie se marre : " C'est les meilleurs ultras de France, les CRS : ils loupent pas un match, et ils cassent la gueule à tout le monde ! " Si les Compagnies Républicaines de Sécurité ont porté haut les couleurs tricolores lors du premier tour de l'Euro, qu'en est-il des Irrésistibles Français ?

" C'est plutôt Clément d'Antibes qui me fait peur "


Sur la route de ce troisième et ultime match de poules, les ambitions sont là : adapter le chant des supporters de West Ham pour Dimitri Payet, le " Griggs is on fire " des Nord-Irlandais, ou même le " Boire de la rebié, fumer des tarpés, chanter pour Paris " des ultras parisiens… Mais le capo, fort de son expérience au micro, tempère les enthousiasmes : "C'est compliqué de lancer des nouveaux chants. Notre objectif de départ, c'était créer de l'ambiance au Stade de France, pas de faire des chants ultras à cinquante et se bourrer la gueule. On a lancé un "qui ne saute pas n'est pas Français" dans tout le virage sud contre la Roumanie, c'était déjà…



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