Irrecevabilité requise pour les offres de reprise de Mia Electric

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IRRECEVABILITÉ REQUISE POUR LES OFFRES DE REPRISE DE MIA ELECTRIC
IRRECEVABILITÉ REQUISE POUR LES OFFRES DE REPRISE DE MIA ELECTRIC

BORDEAUX (Reuters) - Le ministère public a requis mercredi l'irrecevabilité des offres de reprise du fabricant de voitures électriques Mia Electric devant le tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres), qui a mis sa décision en délibéré au 14 mai, a-t-on appris de sources syndicales.

Le procureur de la République a invoqué des raisons de procédure pour réclamer l'irrecevabilité des trois offres qui avaient été déposées lundi, date butoir fixée par le mandataire-liquidateur.

Le tribunal a pour sa part jugé irrecevable car hors délai une quatrième offre présentée mercredi par la société NSD2 (Network Strategy Distribution Development) de Michel Albrand, spécialisée dans le conseil en matière de mobilité électrique.

Il a entendu les représentants des trois candidats en lice, dont ceux du consortium "Mia Génération" qui regroupe le fabricant de batteries coréen Kokam, le groupe allemand Magum Pyrex qui produit des batteries à hydrogène, la société française FSB Holding spécialisée dans l'énergie solaire et les batteries Fulmen.

Cette offre a la faveur des représentants du personnel car elle comporte un engagement de reprendre 76 des 200 salariés de l'entreprise.

Les deux autres candidats, la société 4H Holding présidée par l'industriel Jean-Michel Ritter et dont l'actionnaire principal est un Emirati qui a déjà repris la société alsacienne de production de voitures électriques Lumeneo après sa mise en liquidation. Ils sont associés au fabricant de batteries E4V qui équipait déjà la Mia.

"Nous attendons la décision du tribunal dans une semaine mais les réquisitions du parquet sont une grande déception pour nous. Depuis le début on se bat pour sauvegarder un maximum d'emplois et là on risque de se retrouver dans une procédure où le social sera totalement exclu", a dit à Reuters le délégué CFE-CGC Christophe Klein.

Le tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres) avait mis Mia Electric en liquidation le 12 mars après avoir placé l'entreprise en redressement un mois plus tôt.

L'entreprise de Cerizay (Deux-Sèvres) était à l'arrêt depuis plusieurs semaines faute d'être livrée en pièces détachées par ses fournisseurs.

La présidente du groupe, Michèle Boos, avait tenté en vain de monter un plan de redressement des comptes et de l'activité.

Mia Electric est né de la reprise de l'activité de véhicules électriques du groupe Heuliez par l'investisseur allemand Edwin Kohl en 2010, année marquée par l'entrée au capital de la région Poitou-Charentes présidée par Ségolène Royal.

Le groupe a été racheté en 2013 par le consortium d'investisseurs Focus Asia basé en Allemagne.

(Claude Canellas, édité par Yann Le Guernigou)

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  • neutro le mercredi 7 mai 2014 à 20:41

    Encore une belle entreprise soutenue par Ségo qui foire...Contribuables, à vos poches...!