Irlande : les exilés de la crise de retour au pays

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L?Irlande d?aujourd?hui est à des années-lumière de l?image d?Épinal d?une éternelle Erin rurale de bocages
L?Irlande d?aujourd?hui est à des années-lumière de l?image d?Épinal d?une éternelle Erin rurale de bocages

Paul Terry, un informaticien de 43 ans, père de deux enfants, ne cache pas son bonheur d'être revenu au pays. Après sept ans passés à Amsterdam et à Zurich, ce cadre supérieur travaille depuis quelques mois au siège international du réseau professionnel Linkedln, implanté à Dublin. « La vie est aujourd'hui plus facile à Dublin que sur le continent européen. L'optimisme est de retour dans mon pays en perpétuel mouvement qui est une exception », constate ce prototype des émigrants de la crise de 2010 qui rentrent désormais massivement dans cette petite nation phénix de 4,6 millions d'âmes.

La déroute de l'île verte

Terry a fait partie des quelque 300 000 jeunes professionnels contraints de s'expatrier pour survivre lors de la crise du « petit dragon celte » entre 2010 et 2014. Les images de la déroute de l'île verte sont à peine jaunies. Sous l'effet de l'éclatement de la bulle immobilière, des liens toxiques entre banquiers, politiciens et promoteurs et des scandales de corruption, le taux de chômage avait grimpé à 15 %. L'Irlande devait tendre la sébile à l'Union européenne et au Fonds monétaire international pour sauver son économie paralysée par les fermetures d'usines, frappée par des vagues de licenciements sans précédent. Les professionnels, surtout jeunes, avaient émigré en masse, essentiellement au Canada, en Australie, au Royaume-Uni ou aux États-Unis.

L'Eire a...

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  • frk987 le mercredi 30 déc 2015 à 16:45

    Bravo l'Eire, ça fait plaisir de voir des pays qui savent se sortir des pires situations pendant que d'autres prennent un malin plaisir à s'y enfoncer un peu plus à chaque élection.