Iran/Nucléaire-Le Parlement n'a pas son mot à dire, dit un négociateur

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DUBAI, 1er août (Reuters) - Le Parlement iranien n'a pas à se prononcer sur l'accord trouvé le mois dernier entre Téhéran et les grandes puissances au sujet du programme nucléaire de la République islamique, selon le négociateur en chef iranien, cité samedi par l'agence de presse Irna. Les déclarations d'Ali Akbar Salehi, chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, sonnent comme un nouvel épisode dans la longue bataille qui oppose, à Téhéran, les partisans et les adversaires d'un arrangement sur la question. "Il n'est absolument pas exact de dire que le gouvernement doit présenter au Parlement un accord qu'il souhaite signer avec un pays étranger", a déclaré Ali Akbar Salehi selon l'agence Irna. "Je ne vois pas en vertu de quoi il devrait passer devant le Parlement", a-t-il ajouté. En juin, le Parlement, dominé par les conservateurs, a voté une loi imposant des conditions strictes pour la conclusion d'un accord. Les députés entendaient notamment interdire l'accès des sites militaires aux inspecteurs étrangers. Le texte sur lequel se sont mis d'accord le 14 juillet les négociateurs iraniens et ceux du groupe P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) veut pourtant que les inspecteurs puissent visiter des installations militaires s'ils le jugent nécessaire. L'accord de Vienne prévoit un encadrement des activités de la République islamique en échange d'une levée progressive des sanctions internationales qui pèsent sur le pays. Les opposants les plus déterminés ont vivement condamné le texte mais ne sont pas parvenus à infléchir la position du guide suprême de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, lequel soutient prudemment l'initiative. (Sam Wilkin; Simon Carraud pour le service français)

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