Iran-Moscou s'attend à un assouplissement des sanctions en janvier

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    VIENNE, 7 décembre (Reuters) - L'émissaire russe à l'Agence 
internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déclaré lundi 
s'attendre à ce que l'accord conclu cet été entre Téhéran et le 
groupe des grandes puissances P5+1 entre en vigueur en janvier 
et que les sanctions qui visent la république islamique soient 
assouplies à la même date. 
    L'accord signé le 14 juillet à Vienne vise à limiter les 
activités nucléaires de la république islamique en échange de la 
levée des sanctions internationales. 
    Téhéran a accepté de réduire le nombre de ses 
centrifugeuses, qui passeraient de 19.000 à environ 6.100. Sur 
ces centrifugeuses restantes, seules 5.100 seraient utilisées 
pour enrichir de l'uranium. 
    La république islamique devra en outre réduire ses stocks 
d'uranium faiblement enrichi, ce qu'elle entend faire en les 
échangeant contre de l'uranium non-enrichi russe. 
    Cet échange devrait être réalisé avant la fin de l'année, a 
dit à Reuters Vladimir Voronkov. 
    L'Iran a prévenu que ses promesses ne seront tenues qu'à 
condition que l'enquête de l'AIEA sur ses activités nucléaires 
passées soit refermée par l'adoption d'une résolution le 15 
décembre. 
    "Nous espérons que ce projet de résolution sera distribué à 
tous les membres de l'AIEA", a déclaré Vladimir Voronkov après 
avoir rencontré ses homologues américain, chinois, britannique, 
français, allemand, iranien et le représentant de l'UE à Vienne. 
    Prié de dire si la république islamique serait à son avis  
satisfaite par le contenu de la résolution, il a répondu: "il 
semble que oui". 
    Le rapport de l'AIEA publié la semaine dernière laisse 
entendre que l'Iran a déployé jusqu'en 2003 des "efforts 
coordonnés" pour se doter de l'arme nucléaire.  ID:nL8N13R493  
    Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas 
Araqchi, négociateur en chef sur ce dossier, a rejeté les 
conclusions de ce rapport sur les activités nucléaires 
iraniennes avant 2003 tout en soulignant qu'il démontrait que le 
programme nucléaire actuel était pacifique. 
 
 (Shadia Nasralla,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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