Iran-Les modérés progressent au second tour des législatives

le , mis à jour à 14:17
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    * Les modérés confirment leurs gains du premier tour 
    * Mais le camp pro-Rohani reste en deçà de la majorité 
    * Les conservateurs gardent le contrôle sur nombre 
d'institutions 
 
 (Chiffres actualisés, commentaires) 
    par Sam Wilkin 
    DUBAI, 30 avril (Reuters) - Les candidats modérés alliés au 
président Hassan Rohani sont arrivés en tête du second tour des 
élections législatives en Iran, montrent des résultats 
provisoires publiés samedi, sans pour autant être en position de 
remporter la majorité absolue au Parlement. 
    Les conservateurs devraient donc conserver un poids 
important au Majlis, susceptible de limiter les réformes 
économiques et sociales voulues par le chef de l'Etat. 
    Les Iraniens devaient élire vendredi 68 députés dans les 
circonscriptions où les candidats n'ont pas obtenu 25% des 
suffrages exprimés au premier tour, le 26 février. L'assemblée 
iranienne compte 290 sièges. 
    Selon les résultats diffusés samedi par l'agence de presse 
Isna, les "réformistes", nom donné aux alliés du président, ont 
remporté 34 sièges, les indépendants en ont obtenu 22 et les 
conservateurs seulement sept. Le dépouillement se poursuivait 
dans cinq circonscriptions. Tous les résultats doivent être 
validés par le Conseil des gardiens.  
    Au premier tour, selon un décompte effectué par Reuters, les 
modérés ont remporté 90 sièges, les conservateurs 112 et les 
indépendants 29. Ces chiffres sont approximatifs parce qu'en 
Iran, les affiliations à un parti ne sont pas fixes. Certains 
candidats étaient soutenus par les deux camps.  
    Si les résultats estimés samedi se confirment, ni les 
modérés ni les conservateurs n'auront à eux seuls la majorité de 
146 élus au Majlis, ce qui donnera un poids important aux 
indépendants pour déterminer l'équilibre du pouvoir. 
    La nouvelle assemblée se réunira le 27 mai.  
    Elu en 2013 sur la promesse de mettre fin à l'isolement de 
l'Iran, Hassan Rohani a vu ses soutiens croître depuis l'accord 
nucléaire avec les grandes puissances conclu en juillet dernier, 
qui a permis la levée des sanctions internationales en janvier. 
    Mais les conservateurs continuent d'exercer une forte 
influence par le biais d'un certain nombre d'institutions, de la 
justice au Conseil des gardiens, en passant par divers services 
de sécurité. 
    "C'est un parlement qui travaillera peut-être un peu plus 
efficacement avec Rohani, et sera moins hostile que le 
précédent", estime Sanam Vakil, chercheuse au groupe d'études 
britannique Chatham House.  
    "Je ne pense cependant pas que les députés soutiendront le 
président sur toutes les réformes sociales ou culturelles, ou 
sur toute libéralisation susceptible de défier les conservateurs 
sur le terrain sociétal ou culturel. Ce sera au cas par cas." 
    Sur le plan économique, le gouvernement pourrait bénéficier 
d'une plus grande marge de manoeuvre pour faire passer des 
réformes et peut-être mettre la touche finale à un modèle de 
contrat pétrolier attendu depuis longtemps par les compagnies 
pétrolières pour investir en Iran. 
 
 (Sam Wilkin; Danielle Rouquié et Jean-Stéphane Brosse pour le 
service français) 
 
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