Iran : les espoirs déçus

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Près d'un millier de personnes ont participé, le 22 octobre 2014, à une manifestation devant le bâtiment du pouvoir judiciaire à Ispahan, en solidarité avec les femmes attaquées à l'acide.
Près d'un millier de personnes ont participé, le 22 octobre 2014, à une manifestation devant le bâtiment du pouvoir judiciaire à Ispahan, en solidarité avec les femmes attaquées à l'acide.

L'élection d'un "modéré" à la présidence iranienne en juin 2013 avait suscité beaucoup d'espoirs. Celui d'un changement de ton de la République islamique sur la scène internationale, après huit années de diatribes anti-occidentales enflammées de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, mais aussi celui de voir le pays s'ouvrir enfin sur le plan des libertés individuelles, promesses de campagne du président Hassan Rohani. Or, si le régime iranien a bel et bien offert un visage plus conciliant sur la scène diplomatique en négociant sérieusement avec l'Occident sur son programme nucléaire, il n'a en rien modifié ses pratiques à l'intérieur du pays. Comme le révèle le rapporteur spécial de l'ONU sur l'Iran, la République islamique a pendu au cours des quinze derniers mois pas moins de 852 personnes, soit le taux d'exécutions le plus élevé au monde par rapport au nombre d'habitants. Si la majorité des cas concerne des affaires de trafic de drogue, punissables de la peine de mort en Iran (au même titre que le meurtre, le viol, le vol à main armée ou l'adultère), d'autres affaires bien plus politiques ont récemment défrayé la chronique. Chape de plomb En mai 2014, Amir Khosravi, un richissime homme d'affaires iranien de 45 ans, a été exécuté pour un scandale de corruption impliquant le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad. Fin septembre, c'est au tour de Mohsen Amir-Aslani, 37 ans, de passer sur l'échafaud, pour "hérésie" (il avait...

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