Iran : les cybermilitants de la «vague verte» ont fait école

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Deux ans après leur révolte avortée, les frondeurs de Téhéran peuvent se targuer d'avoir inspiré leurs camarades du monde arabo-musulman, notamment en matière de «résistance numérique».

De Facebook à Twitter, sa photo a, ces derniers mois, fait le tour de la Toile iranienne. Droit comme un pic, Wael Ghonim, héros de la révolution égyptienne de février 2011, s'adresse à une foule entassée place Tahrir, au c½ur du Caire. À son poignet droit, le jeune cybermilitant porte un bracelet vert, la couleur de l'opposition iranienne. «Pure coïncidence», concédera-t-il plus tard, dans une interview accordée à une association iranienne de défense des droits de l'homme.

Contourner la censure

Il n'empêche : si, deux ans après leur révolte avortée, les frondeurs de Téhéran peuvent se targuer d'une petite victoire, c'est bien celle d'avoir inspiré leurs camarades du monde arabo-musulman, notamment en matière de «résistance numérique». Et Wael Ghonim d'appeler les Iraniens à «apprendre des Égyptiens, comme nous avons appris de vous». Quand les manifestants sortent dans la rue, au lendemain du scrutin du 12 juin 2009, la presse devient rapidemen

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