Iran : la révolte suspendue

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Ils étaient des millions dans la rue, il y a deux ans, pour contester la réélection d'Ahmadinejad. Aujourd'hui, ils ont tout perdu, leur rêve, leurs droits et parfois la vie.

C'est tout ce qui lui reste. Un petit sac à dos, quelques vêtements et de l'argent en liquide. Il y a une semaine, Reza Ghazinouri a fait le grand bond : il a fui l'Iran par la frontière turque. Une traversée clandestine, de nuit, contre la somme de 1800 dollars remise à un passeur, l'essentiel de ses économies ! «Il ne me restait plus qu'un choix : la prison ou l'exil. J'ai choisi l'exil», dit-il. Par la lucarne d'une mauvaise connexion «skype», depuis ce petit appartement de la ville de Van, où il a trouvé refuge, il raconte ses derniers jours téhéranais : «Le verdict final du comité disciplinaire de mon université venait de tomber : j'étais expulsé pour de bon de la faculté de sociologie. Furieux, les webzines estudiantins ont publié la nouvelle. Et là, les autorités judiciaires ont menacé de m'arrêter. Si je restais, je risquais de lourdes peines.» Son «crime» ? Avoir participé aux manifestations postélectorales, nées de la réélection contest

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