Iran-Hammond évoque une levée des sanctions au printemps 2016

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par Guy Faulconbridge TEHERAN, 24 août (Reuters) - La levée des sanctions internationales imposées à l'Iran pourrait débuter dès le printemps 2016, une fois que l'accord sur le programme nucléaire aura été entériné par Téhéran et le Congrès américain, a estimé lundi Philip Hammond, chef de la diplomatie britannique. La République islamique et les membres du groupe "P5+1" (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) se sont entendus le 14 juillet à Vienne pour encadrer ce programme moyennant une levée progressive des sanctions. Selon le secrétaire au Foreign Office, qui a présidé dimanche la cérémonie de réouverture de l'ambassade britannique à Téhéran ID:nL5N10Y004 , l'accord pourrait être entériné en octobre en Iran comme aux Etats-Unis et les négociations commerciales pourraient débuter "bien avant" la levée effective des sanctions, un "travail préparatoire" étant nécessaire pour permettre une reprise rapide de l'investissement étranger. "Il est très clair qu'il n'est pas nécessaire d'attendre jusque-là. Certaines choses ne peuvent être faites. On ne peut pas investir, on ne peut ni importer ni exporter, mais des négociations commerciales peuvent débuter bien en amont", a-t-il estimé dans un entretien accordé à Reuters. "Nous pourrions discuter dès le printemps prochain du début de la levée des sanctions." Philip Hammond avait déjà estimé que les 150 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger pouvaient être débloqués après l'accord de Vienne. DIVERGENCES FONDAMENTALES Dans les semaines qui ont suivi l'accord, le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, et le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, de même que la Haute Représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, Federica Mogherini, se sont rendus à Téhéran. Pour nombre de capitales, il s'agit de se positionner au mieux en vue de la réouverture d'un marché de plus de 78 millions d'habitants, un bouleversement que certains investisseurs comparent à l'ouverture de l'économie russe après l'effondrement de l'Union soviétique en 1991. A Téhéran, Philip Hammond était accompagné par une petite délégation d'hommes d'affaires et de représentants d'entreprises, dont le groupe pétrolier Royal Dutch Shell RDSa.L , la société Amec Foster Wheeler AMFW.L présente dans les services liés à l'énergie et à l'industrie minière ou la compagnie écossaise d'ingénierie industrielle Weir Group WEIR.L . Malgré le rapprochement qu'il appelle de ses voeux, le secrétaire au Foreign Office a souligné la persistance de divergences fondamentales avec la République islamique, notamment en ce qui concerne le conflit syrien. "Nous ne sommes pas d'accord sur le rôle d'une seule personne -- Bachar al Assad -- dans ce processus", a-t-il expliqué. "Les Iraniens estiment (...) qu'Assad ne peut être exclu du processus politique, qu'il est le ciment de la Syrie. Nous avons un point de vue différent : un homme avec autant de sang sur les mains ne peut pas faire partie de l'avenir de ce pays", a ajouté Philip Hammond. (Guy Faulconbridge; Tangi Salaün et Jean-Philippe Lefief pour le service français)


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