Iran-Etats-Unis et France veulent que l'accord soit durci

le
0

(Actualisé avec éléments supplémentaires) PARIS, 7 mars (Reuters) - Les Etats-Unis et la France ont minimisé samedi tout différend dans les négociations sur le programme nucléaire iranien et expliqué que l'accord actuellement en discussion devait être renforcé. La France exige depuis longtemps des termes stricts dans ces négociations qui visent à convaincre l'Iran de limiter son programme nucléaire en échange d'un allègement des sanctions internationales. Grand exportateur de pétrole, l'Iran souhaite la levée rapide de ces sanctions, les autres pays négociateurs voulant un allègement progressif. "Nous sommes sur la même longueur d'onde", a déclaré le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, à des journalistes après une rencontre à Paris avec son homologue Laurent Fabius. "La raison pour laquelle nous n'avons pas d'accord est que nous pensons que des écarts peuvent être comblés. Des choses peuvent être faites pour renforcer cela", a-t-il ajouté. Laurent Fabius a déclaré vendredi que les propositions iraniennes n'allaient pas assez loin, en particulier sur le volume, le contrôle et la durée. Samedi, il a expliqué qu'il entendait par "volume" le nombre de centrifugeuses que l'Iran serait autorisé à utiliser et par "contrôle" les inspections visant à s'assurer du respect de l'accord. REPRISE DES DISCUSSIONS LE 15 "Il y a eu un certain nombre de progrès mais il reste un certain nombre de divergences dans plusieurs domaines", a dit le ministre français des Affaires étrangères, qui a également reçu samedi ses homologue britannique, allemand et la responsable européenne pour les Affaires étrangères. "C'est une négociation multilatérale mais nous faisons en sorte que nos positions soient connues", a-t-il souligné, en plaidant une nouvelle fois pour "un accord solide". La découverte l'an dernier de l'existence de négociations secrètes entre Washington et Téhéran n'était pas étrangère au rejet par la France de l'accord qui se dessinait alors à Genève. Des responsables américains critiquent parfois sous couvert de l'anonymat l'activisme français dans ces négociations comme dans d'autres dossiers diplomatiques. Des diplomates occidentaux estiment quant à eux que les Etats-Unis se précipitent pour sceller un accord. John Kerry a négocié trois jours cette semaine avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, les autres pays impliqués (Russie, Chine, Allemagne, France, Royaume-Uni) étant informés de l'avancée des discussions et parfois associés. Il prévoit de reprendre les discussions avec le ministre iranien des Affaires étrangères le 15 mars. La négociation reprendra dans la foulée avec tous ces pays. L'Iran et les pays du "P5+1" se sont donné jusqu'à fin mars pour parvenir à un accord sur les grandes lignes d'un règlement, et jusqu'à fin juin pour conclure un accord définitif. (John Irish et Arshad Mohammed, Jean-Baptiste Vey pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant