Iran, en attendant les entreprises françaises

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Le stand Total au Salon international du pétrole, du gaz et de la pétrochimie à Téhéran, le 6 mai 2014. 
Le stand Total au Salon international du pétrole, du gaz et de la pétrochimie à Téhéran, le 6 mai 2014. 

C?est une petite tour ultra-moderne au nord-ouest de Téhéran, dans l?un de ces nouveaux quartiers d?affaires qui poussent comme des champignons tout autour de la capitale iranienne. Les deux premiers étages du bâtiment sont occupés par la filiale d?une société officiellement inscrite au registre du commerce de Dubaï, mais dont le nom ne laisse que peu d?ambiguïtés : L?Oréal. La multinationale du secteur des cosmétiques n?est pas touchée par les sanctions et ses produits ont le droit de circuler sur le marché iranien. À un détail près : à cause des sanctions, il est impossible de réaliser des transactions financières et bancaires vers la France. Du coup, c?est la filiale de L?Oréal à Dubaï qui vend des rouges à lèvres et des shampoings aux Iraniennes.Au troisième étage du bâtiment, Mehdi Mirémadi attend avec impatience la signature d?un accord sur le nucléaire et la levée des sanctions. Président de la chambre de commerce franco-iranienne, cet ancien cadre d?Alstom dans le pays compte les grues dans le quartier à travers ses baies vitrées. "Regardez, il y en a une vingtaine. Et ce n?est pas fini. Les experts estiment que si les sanctions sont levées, le pays connaîtra 5 à 10 % de croissance pendant dix ans." Et pour cause? Du fait des sanctions, les exportations iraniennes de pétrole ne dépassent pas un million de barils par jour actuellement contre une production potentielle qui pourrait atteindre...

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