Irak-Sept cents djihadistes se trouveraient toujours à Ramadi

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 (Précisions, contexte) 
    BAGDAD, 30 décembre (Reuters) - Environ 700 combattants de 
l'Etat islamique (EI) se cacheraient dans le centre et dans les 
faubourgs est de la ville de Ramadi, dont l'armée irakienne a 
annoncé dimanche la reconquête, a déclaré mercredi la coalition 
internationale conduite par les Etats-Unis. 
    La majeure partie du centre-ville doit encore être nettoyée 
des engins explosifs laissés par les djihadistes, a-t-elle 
ajouté. 
    "Dans le centre de Ramadi, on estime à 400 les membres de 
Daech encore présents, et plus à l'est, en direction de 
Falloudjah, il y en aurait environ 300", a dit aux journalistes 
à Bagdad le capitaine Chance McCraw, des services de 
renseignement militaires américains. 
    "En centre-ville, les engins explosifs improvisés (IED) 
représentent toujours une menace même si les services 
antiterroristes sont au travail. C'est pourquoi les civils ne 
retournent pas dans certains secteurs", a-t-il ajouté. 
     Le Premier ministre Haïdar al Abadi a hissé mardi le 
drapeau irakien sur Ramadi. Le chef du gouvernement était arrivé 
en hélicoptère dans la capitale de la province d'Anbar, à une 
centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad. 
    Il s'est déplacé dans la ville en compagnie du gouverneur de 
la province et de hauts responsables de la sécurité, dans un 
convoi de véhicules de transport Humvee, traversant un pont 
flottant utilisé par les forces armées la semaine dernière pour 
reprendre le centre-ville. 
     
    EXPLOSIFS  
    La prise de Ramadi, tombée en mai dernier sous la coupe de 
l'EI, constitue la plus importante victoire de l'armée régulière 
face aux djihadistes, qui l'avaient mise en déroute en 
s'emparant d'un tiers du territoire irakien il y a un an et 
demi. 
    Haïdar al Abadi a ordonné mercredi la création d'une 
commission spéciale, comprenant notamment le gouverneur de la 
province d'Anbar et plusieurs responsables du gouvernement 
fédéral, chargée de diriger la reconstruction de la ville et de 
permettre le retour de la population. 
    Les Nations unies estiment à environ 20 millions de dollars 
le coût des premiers travaux et le ministère irakien du Commerce 
a annoncé l'envoi prochain d'une aide d'urgence sur place. 
    Le capitaine McCraw a précisé que dans un secteur qui avait 
été âprement défendu par les djihadistes, au sud du complexe 
administratif de la ville, les forces irakiennes avaient 
retrouvé 300 engins explosifs sur une portion de terrain de 
seulement 150 mètres de long.  
    Près de 1,4 million de personnes ont été chassées de la très 
vaste province d'Anbar par les combats, selon les chiffres de 
l'Onu. Le chef-lieu de province comptait lui-même plus de 
400.000 habitants avant l'arrivée des djihadistes. 
    Le gouvernement irakien a annoncé que des miliciens sunnites 
allaient constituer le gros des forces de sécurité permanentes à 
Ramadi, un secteur où la communauté sunnite est majoritaire. 
 
 (Stephen Kalin, Guy Kerivel pour le service français) 
 
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