Irak : qui sont ces combattants kurdes que la France va aider ?

le
0
Irak : qui sont ces combattants kurdes que la France va aider ?
Irak : qui sont ces combattants kurdes que la France va aider ?

Les hommes qui vont «au devant de la mort». C'est ce que signifie le terme de «peshmerga», ces combattants kurdes d'Irak sur lesquels parie désormais la communauté internationale. Afin de les aider à contrer la progression de l'Etat islamique en Irak, Paris mais aussi Londres et Washington vont en effet armer ces soldats du Kurdistan irakien, à défaut de pouvoir miser sur l'armée, faible, d'Irak.

«Afin de répondre aux besoins urgents exprimés par les autorités régionales du Kurdistan» la France a décidé «de faire acheminer des armes dans les heures qui viennent», explique ce jour la présidence française. Les peshmergas se retrouvent en effet bien seuls, aux premières loges de l'assaut jihadiste. Depuis plusieurs semaines, le président Massoud Barzani réclame des armes à la communauté internationale.

150 000 à 200 000 soldats

Les «combattants des montagnes» sont reconnaissables à leur tenue militaire, souvent frappée du petit drapeau kurde : rouge, blanc, vert, orné d'un soleil jaune. Les quelque 150 000 à 200 000 soldats professionnels, hommes mais aussi femmes, sont sous la direction de la région du gouvernement régional du Kurdistan (GRK), autonome sous la coupe du PDK (Parti démocratique Kurde), au nord du pays. «L'Irak est un pays fédéral depuis 2005, clarifie Frédéric Tissot, ancien consul général de France à Erbil, capitale régionale du Kurdistan. De fait chaque région a son propre parlement, son propre gouvernement, sa propre police...».

La tenue d'un militaire kurde, avec le drapeau kurde. (AFP)

Les peshmergas d'Irak, une «armée régionale et légitime», précise Frédéric Tissot, sont donc présents pour protéger les quelque 5,2 millions de Kurdes de la région. Longtemps persécutée sous le règne de Saddam Hussein - on se souvient du génocide de 180 000 civils kurdes sur ordre de l'ancien président en 1988 -  la minorité a saisi tôt la nécessité de disposer d'une armée de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant