Irak-Les forces gouvernementales ralenties dans Tikrit

le
0

BAGDAD, 12 mars (Reuters) - La progression de l'armée irakienne et des milices chiites a été ralentie jeudi dans Tikrit, où des échanges de tirs sporadiques avec les combattants du groupe Etat islamique étaient signalés au lendemain de l'entrée des forces gouvernementales dans la ville. Les djihadistes se sont emparés en juin dernier de la ville natale de Saddam Hussein à l'occasion de leur offensive éclair dans le nord de l'Irak et occupent en particulier le vaste ensemble de bâtiments présidentiels construits par l'ancien dictateur irakien qu'ils utilisent comme quartier général. Une source au centre de commandement de l'armée irakienne a déclaré à Reuters que ce complexe, ainsi que trois autres quartiers du centre de Tikrit, étaient encore tenus par l'Etat islamique (EI) et que l'avancée des troupes était freinée par la présence de tireurs embusqués et de bombes posées par les djihadistes. Un photographe de Reuters a vu une voiture exploser dans l'extrême sud de la ville et des responsables sécuritaires ont déclaré que l'EI avait piégé des bâtiments abandonnés. La reprise de Tikrit par les forces gouvernementales constituerait un premier succès d'envergure pour l'armée irakienne près d'un an après une débâcle spectaculaire qui a porté l'EI aux portes de Bagdad. Il s'agirait en outre d'une première étape en vue de la reconquête de Mossoul, la plus grande ville irakienne tenue par les djihadistes. De violents combats se déroulent également dans la province majoritairement sunnite d'Anbar, à l'ouest de Bagdad, où 22 soldats irakiens auraient été tués par erreur dans un raid aérien de la coalition formée par les Etats-Unis, mercredi, selon un officier de l'armée irakienne et une source policière. Cette frappe a visé le poste de commandement d'une unité de l'armée par de la ville de Ramadi, ont dit ces sources. Un porte-parole de la coalition a démenti cette information, assurant que si un bombardement avait bien eu lieu mercredi dans la région de Ramadi, il avait touché une position tenue par des combattants de l'Etat islamique. "Il n'y a pas eu de pertes amies", a affirmé le lieutenant-colonel Thomas Gilleran. Les djihadistes de l'EI ont lancé mercredi 13 attaques suicides à la voiture piégée contre les positions de l'armée irakienne dans la région de Ramadi. (Saif Hameed et Ahmed Rasheed,; Nicolas Delame pour le service français, édité par Tangi Salaün)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant