Irak-La reconquête de Mossoul sera longue, dit Le Drian

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    * La France engagée contre l'EI dans le cadre de la 
coalition 
    * La reconquête prendra des semaines, voire des mois-Le 
Drian 
    * Un prolongement du déploiement du CDG pas envisagé 
 
 (Actualisé avec déclarations, précisions, contexte) 
    LE BOURGET, Seine-Saint-Denis, 18 octobre (Reuters) - La 
reconquête de Mossoul, entamée lundi par les forces irakiennes 
et kurdes engagées contre l'Etat islamique en Irak, ne sera pas 
un "Blitzkrieg" (guerre éclair-NDLR) et prendra des semaines, 
peut-être des mois, a dit mardi Jean-Yves Le Drian. 
    La France est engagée depuis septembre 2014 en Irak dans le 
cadre de la coalition emmenée par les Etats-Unis qui apporte son 
soutien, notamment aérien, aux forces sur le terrain.  
    Près de 500 soldats français sont actuellement en Irak où 
ils conseillent les combattants kurdes, les Peshmergas, forment 
les unités d'élite irakiennes et apportent leur appui en matière 
d'artillerie.  
    Préparée depuis des mois et lancée lundi à l'aube, la 
reconquête de Mossoul "est une bataille qui va être longue, ce 
n'est pas un Blitzkrieg", a estimé Jean-Yves Le Drian à la 
presse en marge du salon Euronaval, au Bourget 
(Seine-Saint-Denis). 
    "Donc c'est une affaire de longue durée, plusieurs semaines 
peut-être des mois", a-t-il ajouté.  
    Cette bataille, qui vise à reprendre le dernier grand fief 
urbain aux mains de l'EI en Irak, "est essentielle parce que 
c'est le creuset de Daech (acronyme arabe de l'Etat 
islamique-NDLR)", a poursuivi le ministre de la Défense.  
    "Mossoul, c'est le creuset de notre ennemi, c'est à partir 
de Mossoul et de Rakka qu'ont été fomentés les attentats dont 
nous avons été victimes et que se fomentent d'autres 
perspectives, donc il faut frapper au cœur". 
     
    EFFORT SIGNIFICATIF 
    Au-delà de son pilier formation, la France apporte son appui 
aérien aux forces locales sur le terrain via des frappes 
aériennes depuis ses deux bases de la région, en Jordanie et aux 
Emirats arabes unis, et son porte-avions Charles-de-Gaulle.  
    Le week-end dernier, sept Rafale ont mené un raid sur un 
entrepôt d'engins explosifs de l'EI, près de Mossoul, depuis la 
Jordanie.  
    "L'effort français est là et il est significatif", a 
souligné Jean-Yves Le Drian, écartant une prolongation de la 
présence du porte-avions, engagé depuis le 30 septembre en 
Méditerranée orientale.  
    Lors d'une audition devant l'Assemblée nationale fin 
juillet, il avait indiqué que le Charles-de-Gaulle serait 
déployé "de la fin du mois de septembre à la fin du mois 
d'octobre".  
    "Il restera le temps que j'ai indiqué", a dit le ministre de 
la Défense mardi. "Ensuite la France continuera sa présence et 
son action comme on l'a fait avant même que le porte-avions soit 
sur zone".         
    Le porte-avions Charles-de-Gaulle sera en arrêt technique de 
18 mois à partir de début 2017.     
 
 (Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • charleco il y a un mois

    Ils prennent tout le temps nécessaires à l'évacuation des terroristes par les bons soins de l'ONU.