Irak-L'armée nettoie les dernières poches de résistance à Falloudja

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    par Thaier al-Sudani et Ahmed Rasheed 
    FALLOUDJA, Irak, 27 juin (Reuters) - L'armée irakienne a 
indiqué lundi qu'elle travaillait à éradiquer les dernières 
poches de résistance du groupe Etat islamique dans les zones 
rurales à l'ouest de Falloudja, afin de prévenir toute 
contre-attaque de l'organisation islamiste. 
    L'artillerie gouvernementale, appuyée par des frappes 
aériennes de la coalition, pilonnaient plusieurs cibles où se 
trouveraient environ 150 combattants, le long de la rive sud de 
l'Euphrate, a dit un officier irakien. 
    Les troupes irakiennes progressent avec prudence en raison 
des mines et des engins explosifs artisanaux laissés derrière 
eux par les activistes de l'EI, a dit le colonel Ahmed al Saïdi 
qui participe à l'opération. 
    "Ils (les combattants retranchés) ont deux options : soit 
ils se rendent, soit ils se font tuer. Nous voulons les empêcher 
de reprendre leur souffle et d'attaquer nos troupes avec des 
voitures piégées", a-t-il précisé. 
    Ces combattants seraient à court de munitions, a précisé 
Saïdi en s'appuyant sur des conversations radio interceptées par 
l'armée. 
    Selon des officiers irakiens, les combattants de l'EI n'ont 
offert qu'une résistance réduite à l'offensive gouvernementale 
contre Falloudja avant de s'enfuir, plusieurs de leurs 
commandants ayant abandonné les combats. 
    La ville est désormais sous le contrôle conjoint de l'armée, 
des unités de l'antiterrorisme et de la police fédérale 
irakienne. Des miliciens chiites, qui ont prêté main forte aux 
forces loyales au gouvernement de Bagdad, sont également 
présents dans ce bastion de l'insurrection sunnite. 
    Une source militaire précise que de nombreux bâtiments ont 
été piégés par l'Etat islamique avant son retrait. L'étendue des 
dégâts dans cette localité est difficile à évaluer, ajoute cette 
source. 
    Certaines estimations parlent de seulement 10% des bâtiments 
détruits, soit une proportion nettement moindre qu'à Ramadi et 
Sindjar, deux localités également reprises cette année. 
    La plupart des destructions ont eu lieu dans le quartier 
industriel situé dans le sud de Falloudja, où l'Etat islamique 
procédait à la confection des bombes utilisées pour mener des 
attentats à Bagdad. 
    Plus de 85.000 civils ont quitté la ville depuis le début de 
l'offensive gouvernementale. Au moins deux fois plus d'habitants 
avaient quitté la ville alors qu'elle était sous la férule de 
l'EI. 
    La prise de Falloudja, située à une heure de voiture à 
l'ouest de la capitale, a relancé la dynamique de la campagne 
visant à reconquérir Mossoul, deuxième ville du pays et plus 
important bastion du califat autoproclamé par les djihadistes. 
 
 (Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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