Irak : "Ce camp est un rêve comparé à Mossoul"

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Émouvantes retrouvailles entre des réfugiés du camp de Khazir, ayant fui Mossoul, et leur famille, le 26 octobre 2016 (photo d'illustration).
Émouvantes retrouvailles entre des réfugiés du camp de Khazir, ayant fui Mossoul, et leur famille, le 26 octobre 2016 (photo d'illustration).

Un étonnant spectacle anime la rive droite du fleuve Kabour. Sur la plaine désertique de Ninive s'étendent, à perte de vue, des centaines de tentes blanches. Nous sommes à trente kilomètres de Mossoul, « capitale irakienne » du « califat » de Daech. Derrière un monticule de terre, s'élève un mur de barbelés. Il sépare des familles en pleurs. Leurs émouvantes retrouvailles, après deux ans de séparation, sont surveillées de très près. Présents de l'autre côté du mur, des Peshmergas montent la garde. La mine sévère derrière leur épaisse moustache noire, les combattants kurdes empêchent quiconque de pénétrer à l'intérieur.

Situé au Kurdistan irakien, le camp de déplacés de Khazir vient d'ouvrir ses portes. Financé par le Programme alimentaire mondial (PAM), le Croissant-Rouge irakien et la fondation Massoud Barzani, chef du gouvernement régional du Kurdistan, il est censé accueillir 200 000 personnes fuyant la deuxième ville d'Irak. En à peine dix jours, un millier d'habitants de Mossoul y ont déjà trouvé refuge.

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Une avenue en terre, semée de cailloux et jonchée de débris, accueille le chanceux visiteur. Quelques réfugiés tuent le temps en discutant à l'ombre de sanitaires préfabriqués. Envahies par la poussière, les tentes parfaitement alignées paraissent inhabitées. Pourtant, la demi-douzaine de souliers disposés devant l'une d'entre elles trahit...

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