Ioulia Timochenko candidate à la présidentielle en Ukraine

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IOULIA TIMOCHENKO CANDIDATE À LA PRÉSIDENTIELLE EN UKRAINE
IOULIA TIMOCHENKO CANDIDATE À LA PRÉSIDENTIELLE EN UKRAINE

par Pavel Polityuk et Richard Balmforth

KIEV (Reuters) - Ioulia Timochenko, qui a dirigé le gouvernement ukrainien à deux reprises à la fin des années 2000, avant d'être emprisonnée pour des accusations de corruption, a annoncé jeudi sa candidature à l'élection présidentielle du 25 mai.

La figure de proue de la "révolution orange" de 2004 a promis à cette occasion de bâtir une armée forte et a exprimé l'espoir de reprendre la Crimée à la Russie, qui l'a annexée la semaine dernière.

Battue par Viktor Ianoukovitch au second tour de l'élection de 2010, Ioulia Timochenko, 53 ans, sera notamment opposée le 25 mai à l'ancien champion du monde de boxe Vitali Klitschko, qui a pris sa relève dans la rue lors du mouvement de contestation ayant entraîné la destitution du président ukrainien.

"Je prévois de me présenter à l'élection présidentielle", a déclaré à la presse celle qui a été libérée de prison le 22 février après cette destitution.

"Aucun politicien ne comprend l'ampleur de l'arbitraire (en Ukraine) ni ne souhaite autant y mettre fin que moi", a-t-elle ajouté.

Arrêtée en 2011 alors qu'elle dirigeait l'opposition, Ioulia Timochenko a été condamnée la même année à sept ans de prison pour abus de pouvoir lors de la signature d'accords gaziers avec la Russie en 2009.

Son incarcération a fait l'objet d'une passe d'armes entre l'Union européenne et Viktor Ianoukovitch qui, soutenu par la Russie, lui a refusé le droit d'aller se faire soigner en Allemagne pour des douleurs au dos.

MOINS POPULAIRE QUE KLITSCHKO

Sa libération était une des conditions posées par Bruxelles à la signature de l'accord d'association et de libre-échange entre l'Ukraine et l'UE que le président ukrainien a refusé de signer en novembre pour se rapprocher de Moscou, ce qui a précipité sa chute.

Après sa sortie de prison, Ioulia Timochenko a reçu un accueil mitigé de la part des dizaines de milliers d'Ukrainiens réunis sur Maïdan, la place de l'Indépendance à Kiev, épicentre du soulèvement contre Viktor Ianoukovitch.

Les enquêtes de popularité la classent loin derrière Vitali Klitschko et l'oligarque Petro Porochenko, un des premiers soutiens de Maïdan, qui n'est toutefois pas candidat déclaré à la présidentielle.

Rappelant ses origines russes, Ioulia Timochenko se présente comme un facteur d'unité entre les régions pro-européennes de l'ouest de l'Ukraine et la partie orientale, majoritairement russophone, où elle est née et que le président russe Vladimir Poutine s'est dit prêt à "défendre" contre les nationalistes ukrainiens.

"Je peux trouver des mots et des arguments pour convaincre ma mère et donc ceux qui représentent l'Est et qui vivent à l'Est", a-t-elle assuré.

L'égérie de la "révolution orange" n'en a pas moins promis de doter l'Ukraine de services de sécurité et d'une armée capables de tenir tête à son voisin russe, un sujet sensible après la capitulation des forces ukrainiennes en Crimée.

"Je suis convaincue de pouvoir défendre le pays contre une agression. Je conserve l'espoir de récupérer la Crimée occupée", a-t-elle dit.

(Tangi Salaün pour le service français)

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  • khmane08 le jeudi 27 mar 2014 à 17:46

    elle a encore du gaz à surfacturer

  • zzxcvb41 le jeudi 27 mar 2014 à 17:40

    Elle n'a honte de rien.Corrompu, criminelle, menteuse, elle a tous les vices.

  • jany7 le jeudi 27 mar 2014 à 16:59

    comment ose t elle se presenter elle est corrompue comme pas possible pauvre ukraine