Invité des socialistes européens, Tsipras redit non à l'austérité

le
0
    PARIS, 12 mars (Reuters) - Le Premier ministre grec, Alexis 
Tspiras, a redit samedi son hostilité à l'austérité, liée selon 
lui à la montée de l'extrême droite, à l'issue d'une réunion des 
dirigeants sociaux-démocrates européens à l'Elysée.  
    Le leader d'extrême gauche a été convié avec une quinzaine 
d'autres dirigeants par le président socialiste français 
François Hollande, qui a évoqué une même "famille" politique.   
    Pour Alexis Tsipras, dont le pays doit affronter de concert 
de graves difficultés économiques et un afflux des migrants en 
provenance du Moyen-Orient, les crises "illustrent la ligne de 
séparation entre le conservatisme et le progrès." 
    "Les forces progressistes doivent promouvoir le besoin d'un 
retour aux valeurs fondamentales de l'Europe que sont la 
solidarité, la démocratie, la cohésion sociale, mais aussi 
construire un mur face aux politiques faisant le lit de 
l'extrême droite, qui menace aujourd'hui l'avenir de l'Europe", 
a-t-il déclaré à la presse après le sommet.  
    "Il est prouvé que les catalyseurs de l'euroscepticisme ne 
sont pas ceux qui prônent des politiques contre l'austérité et 
en faveur de la cohésion sociale", a-t-il fait valoir. "Le 
catalyseur du scepticisme, c'est le néo-libéralisme et bien sûr 
l'extrême droite".  
    La veille à Paris, Alexis Tsipras avait critiqué le projet 
du gouvernement français de réformer le Code du travail, qui 
suscite une levée de bouclier d'une partie de la gauche et des 
syndicats.  
    Interrogé par la presse à ce sujet, François Hollande a 
déclaré ne pas avoir entendu ces critiques, et justifié la 
présence d'Alexis Tsipras à l'Elysée par son appartenance à la 
"famille" politique de la gauche. 
    "J'ai souhaité que cette réunion des sociaux-démocrates, des 
socialistes, puisse être élargie à d'autres", a dit le président 
français.  
    "Alexis Tspiras a été invité et il y a répondu parce qu'il 
se considère d'une certaine façon membre de cette famille et de 
la gauche européenne".  
 
 (Lefteris Karagiannopoulos et Elizabeth Pineau, édité par Yves 
Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant