Investissements étrangers : un décret ambitieux mais aux effets incertains

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Investissements étrangers : un décret ambitieux mais aux effets incertains
Investissements étrangers : un décret ambitieux mais aux effets incertains

Alors qu'on attend l'offre (imminente) de rachat de Siemens pour l'activité énergie d'Alstom, le « décret Montebourg », paru hier, élargit les secteurs d'activité dans lesquels les investissements étrangers seront soumis à autorisation du gouvernement français afin d'y inclure... l'énergie. L'objectif est évidemment de peser sur ce dossier industriel ultra-sensible. Mais quelle sera la portée réelle de ce texte ? Explications.

Une arme de protection. Auteur assumé du texte, Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie et du Redressement productif, compare son décret à « une arme de dissuasion » favorisant le « patriotisme économique » en instaurant un « contre-pouvoir face aux grandes sociétés toutes puissantes ». La loi de 2005 protégeait déjà les entreprises liées à la sécurité et à la défense. Désormais, le transport, l'énergie, la santé, l'eau et les télécommunications sont inclus sous ce « bouclier » qui doit permettre d'empêcher certains rachats. Ce type de dispositif existe dans d'autres pays, mais les secteurs visés sont plus restreints. Aux Etats-Unis, notamment, les investissements touchant à la sécurité nationale et aux « infrastructures cruciales », ainsi que le secteur des télécoms sont soumis à veto. La Grande-Bretagne a choisi de protéger les secteurs des médias, de la finance et de la sécurité. Le Canada, l'Allemagne, l'Espagne disposent aussi d'outils de protection.

Un décret « anti-GE ». A peine publié, le texte s'est aussi vu qualifié de « décret anti-GE », tant il est taillé pour contrer l'offre -- en cours -- de l'américain General Electric (GE). Un candidat auquel le gouvernement préfère le groupe allemand Siemens. GE ne semble pas inquiet : « Ça clarifie le terrain de jeu », dit-on à la direction du groupe. Un cadre précise : « Les contraintes valent aussi pour Siemens... » Le rendez-vous cet après-midi entre le président de General Electric ...

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  • M3154658 le vendredi 16 mai 2014 à 08:23

    La FRANCE, dos au mur, accumule les c o n n e r i e s .... !!!!