Investissements étrangers : Sapin défend un décret «protecteur» pour la France

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Investissements étrangers : Sapin défend un décret «protecteur» pour la France
Investissements étrangers : Sapin défend un décret «protecteur» pour la France

Le gouvernement se mobilise ce jeudi matin pour défendre son choix d'une mesure protectionniste à l'égard des investissements étrangers en France. Publié officiellement ce jour et entrant en vigueur vendredi, ce décret étendu vise notamment à bloquer les ambitions de General Electric ou Siemens sur le fleuron industriel français Alstom. Un «rôle fondamental» de l'Etat qui «protège les intérêts stratégiques de la France», a justifié sur Europe 1 le ministre des Finances Michel Sapin. «La puissance publique doit avoir son mot à dire», a pour sa part affirmé Matignon.

«Pourquoi est-ce que seule la France serait dépourvue de capacité de peser, non pas d'interdire, mais d'être dans le dialogue avec les grandes entreprises internationales lorsqu'il s'agit de l'armement, de l'énergie, de l'eau, de secteur qui sont évidemment stratégiques pour un pays comme le nôtre ?», a interrogé Michel Sapin. Le dispositif, qui étend un décret de 2005 à cinq nouveaux secteurs (énergie, transport, eau, télécoms et santé), n'a rien d'inédit en Europe. Cette mesure «existe déjà par ailleurs, comme en Allemagne, en Italie, en Espagne, de même qu'aux Etats-Unis», a fait valoir Matignon.

VIDEO. Sapin : «L'Etat protège les intérêts stratégiques de la France»

«Le choix que nous avons fait, avec le Premier ministre, est un choix de patriotisme économique», affirme de son côté le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, dans un entretien au Monde daté de vendredi. Le but étant surtout de «pouvoir exiger des contreparties», a-t-il détaillé.

Ne pas refroidir les éventuels investisseurs

«Bien entendu, la France reste ouverte aux investissements étrangers», rappelle néanmoins Matignon. Plutôt qu'une interdiction, il s'agit d'une autorisation qui peut être accordée sous réserve que l'entreprise respecte certains engagements. Une précision certainement jugée nécessaire après l'expression ...

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  • ppsoft le jeudi 15 mai 2014 à 11:04

    Pour une fois qu'on a une mesure qui va dans le bon sens, c'est très bien. Mais cette mesure ne produira pas les effets positifs espérés si elle ne s'accompagne pas de plus grandes ambitions de reconquête de notre souveraineté, à commencer par la dénonciation des traités européens (art. 63 TFUE) et un rejet du système monétaire actuel qui porte dans son ADN la guerre et de la misère, car basé sur le crédit et la dette. On a besoin d'hommes d'Etat, pas d'hommes politiques.