Investissements en série sur l'aluminium au Québec

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(Commodesk) Une semaine après le canadien Alouette, qui a annoncé un doublement de sa production d'aluminium à Sept-Iles (sud-est), Alcoa relance lui aussi ses investissements au Québec. Elle consacrera 2,1 milliards de dollars supplémentaires dans ses alumineries de Baie-Comeau, Deschambault et Bécancour (toutes deux dans la plaine du Saint-Laurent), après l'accord intervenu lundi avec le gouvernement québécois. Le plan permettra à la major canadienne d'augmenter sa capacité de production de 120.000 tonnes métriques chaque année, tout en optimisant chaque mégawatt-heure utilisé dans ses usines et de réduire ainsi ses émissions de gaz à effet de serre. Les contrats d'approvisionnement en électricité signés avec l'Etat québécois courent sur les 25 prochaines années. Les cuves plus âgées de Baie-Comeau (golfe du Saint-Laurent), utilisant l'ancienne technologie Söderberg, seront remplacées par une toute nouvelle série d'électrolyse, capable de produire 160.000 tonnes métriques par an. Ces améliorations réduiront les émissions de gaz à effet de serre de l'usine de 40 %. Grâce à d'autres innovations technologiques, Deschambault pourra augmenter son ampérage d'ici à 2016 et accroître ainsi la production de 25.000 tonnes métriques par période de 12 mois. Ces trois usines, ainsi que l'usine de Tige, représentent à elle quatre une capacité de production annuelle d'un million de tonnes métriques de lingots, plaques, billettes et tiges d'aluminium. La phase de construction du projet de modernisation de Baie-Comeau doit générer 6.800 emplois et 500 millions de dollars de retombées économiques directes pour le Québec. Le Canada concentre 7% de la production mondiale.
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