Investissements d'avenir : Delphine Batho très critique, Cécile Duflot satisfaite

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Investissements d'avenir : Delphine Batho très critique, Cécile Duflot satisfaite
Investissements d'avenir : Delphine Batho très critique, Cécile Duflot satisfaite

Cette fois-ci, Delphine Batho ne risque pas d'être limogée. L'ex-ministre de l'Écologie, démise de ses fonctions pour avoir critiqué le «mauvais» budget alloué à son portefeuille, a estimé mardi que «le programme d'investissements d'avenir présenté» par Jean-Marc Ayrault «ne permett(ait) malheureusement pas de doter la transition énergétique des moyens nécessaires à sa concrétisation».

Dans un communiqué, Batho a calculé que «2,3 milliards d'euros» iraient à la «transition énergétique». «C'est moins que par le passé où l'Ademe (ndlr : Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) disposait de 2,8 milliards pour les appels à manifestation d'intérêt», a-t-elle ajouté. «Si l'affichage (du plan par le Premier ministre) reprend ma demande que la moitié des investissements soient consacrés à la transition énergétique, la réalité des faits est donc différente», a-t-elle souligné.

De son côté, la Fondation Nicolas-Hulot a estimé qu'«il manque des choses, si on comprend bien les chiffres», selon son porte-parole Matthieu Orphelin qui comptabilise, en plus des 2,3 milliards d'euros, 1,7 milliard destinés à «innover pour une industrie durable».

Les écologistes, eux, sont satisfaits

«Nous demandions six milliards», rappelle Orphelin, et «nous avions identifié des priorités sur la rénovation des bâtiments tertiaires, notamment publics et sur de nouvelles aides pour les PME via la Banque publique d'investissements, des sujets sur lesquels le Premier ministre n'a pas annoncé de moyens supplémentaires».

Le plan d'Ayrault prévoit que «50 % des projets concerneront directement ou indirectement» la transition énergétique, c'est-à-dire que «ces investissements seront soumis à un critère d'éco-conditionnalité». «Il nous faut absolument plus de précisions sur ce point», a réagi le porte-parole de FNH, estimant que tout dépendra du niveau d'exigence retenu.

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