Investec AM veut séduire les investisseurs via les matières premières

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(NEWSManagers.com) - La société de gestion sud-africaine Investec AM qui participait mardi dernier à l'International Fund Manager's day organisé par l'Agefi et Newsmanagers a fait intervenir au cours de la manifestation Vivienne Taberer, manager portfolio spécialiste des pays émergents et du marché de la dette et devises. L'objectif pour l'établissement était de mettre en évidence son savoir-faire sur ces marchés qu'il connaît bien, Investec AM étant un acteur financier de poids avec plus de 100 milliards de dollars d'actifs sous gestion dans le monde dont 8 milliards environ dans le domaine de la dette et devises.

Bien que cette classe d'actifs soit jugée peu représentée auprès des investisseurs dans l'Hexagone ? notamment lorsqu'il est question d'emissions en monnaie locale - ce fonds ne devrait toutefois pas être le " fer de lance" de la société de gestion pour aborder les pays du Benelux et d'Europe du sud dont la France. " Nous allons mettre l'accent sur notre fonds " commodities" , une classe d'actifs qui représente environ 7 milliards d'euros au sein de notre société de gestion" , a expliqué à Newsmanagers Olivier Badin, sales manager d'Investec AM et responsable du développement sur la France. A ce fonds doit cependant s'ajouter à la mi-novembre un nouveau compartiment " actions" au sein de la sicav luxembourgeoise qui investit dans des titres à la volatilité contrôlée et servant un rendement régulier de l'ordre de 4 à 5 %. " " Backtesté" ; selon le sales manager, ce fonds affiche d'excellentes performances sur la durée...

Quoi qu'il en soit, la société de gestion devra compter sur tous les fleurons de sa gamme. Car loin des montants collectés en Europe du nord, où en quatre ans, Investec AM a glané près de six milliards d'euros gérés à Londres ou en Afrique du sud, la société de gestion est très peu présente en Europe du sud. Sur le marché français par exemple, elle représente actuellement 170 millions dont la moitié est issue d'investisseurs institutionnels, 55 millions d'entreprises et 30 millions de la distribution. Les ambitions sur la France sont donc fortes. " A maturité, nous tablons sur 5 à 7 milliards d'euros, précise Olivier Badin, tout en admettant que la tâche sera rude, la barrière de la langue, la faible intermédiation du marché et la difficulté à approcher les investisseurs français étant autant d'obstacles à lever pour le gérant d'actifs sud-africain.
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