Invesco veut prouver que moins de risque ne signifie pas moins de performance

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(NEWSManagers.com) - S'appuyant sur une étude recouvrant les actions du Stoxx 600 sur les huit ans à fin juin 2010, Thorsten Paarmann, gérant de portefeuille senior chez Invesco Global Quantitative Equity (22 milliards de dollars d'encours), a montré que les valeurs les plus volatiles sous-performent celles qui affichent une volatilité moindre. En d'autres termes, a expliqué ce spécialiste lors d'une présentation dans le cadre de Funds Event 2011 à Luxembourg mardi, " le supplément de risque n'est pas récompensé et la pente de régression est négative" .
Dans ce contexte, l'équipe quantitative actions d' Invesco a choisi une formule d'optimisation sans contrainte, en rompant avec l'approche " benchmark" . Elle met en ?uvre une gestion du risque très sévère et se focalise davantage sur la sélection de valeurs pour éviter des poids lourds indésirables figurant dans les indices. Cela se traduit par un portefeuille très diversifié avec un fort écart de suivi par rapport aux indices . Elle permet aussi de surpondérer les actions que le gestionnaire juge plus prometteuses. De plus, cette méthodologie offre la possibilité de prendre en compte les biais comportementaux des autres investisseurs sur le marché.
Le bêta moyen du portefeuille se situe à 0,8 et l'univers d'investissement couvre 800 valeurs européennes sur 3.300, explique encore Thorsten Paarmann. Les performances sont au rendez-vous, avec un rendement annuel moyen de 4,89 % sur cinq ans contre 0,24 % pour le MSCI Europe ND, ce qui tendrait à prouver que combiner une faible volatilité avec la sélection de valeur peut générer des résultats intéressants. D'ailleurs, le fonds Invesco Pan European Structured Equity Fund affichait en fin d'année 500 millions d'euros, dont 100 millions de souscriptions nettes.

info NEWSManagers

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