Invesco : les chocs exogènes (pétrole, politique monétaire...) dessinent plus que jamais la tendance

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(AOF) - Si les marchés financiers ont bien été le théâtre d'un regain d'aversion pour le risque le mois dernier, c'est essentiellement grâce à des chocs exogènes, liés essentiellement au rebond du pétrole. Ce dernier s'est apprécié de 18% en avril, tirant vers le haut les actions qui y sont liées. "Le prix du pétrole est généralement considéré comme particulièrement sensible à l’activité et à la croissance économique mondiale, tout particulièrement dans les régions émergentes", rappelle Bernard Aybran, directeur de la multigestion chez Invesco Asset Management.

"D'ailleurs, sur les marchés obligataires, un net regain d'appétit pour le risque s'est manifesté, tant sur les émetteurs High Yield qu'Investment Grade, pour des émissions en dollars ou en euros : partout, les spreads ont poursuivi la nette détente enclenchée en février dernier. La seule explication à cette détente réside dans les anticipations des investisseurs, qui attendent que la solvabilité des emprunteurs s'améliore", constate le gérant.

Ces anticipations positives des opérateurs, couplées à la faiblesse des taux pratiqués par les principales banques centrales du monde, permettent de compenser un espoir de croissance des bénéfices qui s'éloigne. "Avec quatre trimestres consécutifs de baisse des bénéfices, les sociétés américaines connaissent leur plus longue période de récession bénéficiaire depuis 2009. Après des mois de révision en baisse, le consensus attend désormais que les résultats des sociétés américaines ne progressent que d'1,0% contre 1,7% pour la zone euro", indique Bernard Aybran, chez Invesco.

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