Invesco estime que les actifs risqués bénéficient de facteurs de soutien

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(AOF) - Les actifs risqués, et notamment les actions, ont encore une marge de progression alors que les investisseurs en quête de rendement n'ont pas encore pleinement redirigé leurs flux vers ce segment. "Sur les 7 premiers mois de 2016, les fonds actions commercialisés en Europe ont connu une décollecte nette de 12 milliards d’euros contre une collecte nette positive de 25 milliards pour les fonds obligataires, hors ETF et fonds de fonds", s'étonne Bernard Aybran, Directeur de la multigestion Invesco Asset Management.

Pourtant, la suppression du rendement sur les marchés de taux devrait pousser les investisseurs vers d'autres classes d'actifs. Cette "répression financière" s'explique par les taux très bas, parfois même négatifs, en vigueur dans de nombreux marchés qui soutiennent l'engouement des investisseurs pour les émissions obligataires des entreprises.

"L'endettement mondial a continué à s'accroître pour atteindre désormais 220% du produit intérieur brut, contre moins de 180% en 2008. Ce qui était beaucoup moins intuitif il y a huit ans, c'est que, bien loin de déclencher une vague de défiance chez les investisseurs, les émissions sont en passe de battre des records cette année pour des taux d'intérêt qui, en agrégé dans les grands Etats occidentaux, n'ont jamais été aussi faibles dans l'histoire", explique Bernard Aybran, chez Invesco.

Fort de cette analyse, le gérant indique, durant le mois de septembre, les portefeuilles multigérants Invesco ont continué à augmenter progressivement leur risque actions, principalement par le biais des pays développés mais aussi de l'Asie. 

"En Europe, nous continuons à privilégier les actifs plus cycliques malgré un mois de septembre turbulent, notamment pour Deutsche Bank et le secteur bancaire en général. Bien que ce dernier soit face à des défis structurels voire existentiels comme l'a justement rappelé le CEO de Crédit Suisse, il semble que le pessimisme reflété dans les valorisations soit excessif, du moins à court terme", indique Bernard Aybran, Directeur de la multigestion Invesco Asset Management.

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