Interview Exclusive de Jean-Christophe ANTOINE, Directeur Immobilier du groupe PERIAL

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Primaliance : Depuis plusieurs années, Perial a intégré la thématique environnementale dans la gestion de ses véhicules d'investissement (SCPI / OPCI), quelle en est la raison ?

 

Jean-Christophe ANTOINE : Pour PERIAL, il s’agit d’anticiper notre responsabilité sociale. Ensuite, dans l’immobilier d’entreprise, le constat est le suivant : les prix de l’énergie augmentent et la maîtrise des charges devient un enjeu majeur.

C’est de la gestion en bon père de famille : un immeuble n’est pas un bien de consommation courante, il va être conservé pendant 20 à 30 ans. Il faut inscrire les équipements dans les perspectives du développement durable. Il s’agit de répondre aux préoccupations légitimes des investisseurs, mais aussi des demandes des locataires et des utilisateurs. Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises s’engagent dans des processus ISO ou des démarches environnementales. Nous devons être partenaires de ces sociétés et leur proposer des immeubles qui répondent à ces enjeux.

Ce sont ces convictions qui ont présidé au lancement de PFO2, la première « SCPI verte » du marché.

Depuis janvier 2012, PERIAL s’est doté d’un département Projets et Développement Durable. Les 3 collaborateurs de ce service ont pour mission de structurer les actions existantes, diffuser le savoir acquis dans les activités de promotion vers les autres métiers, et apporter leur expertise auprès des autres entités du groupe.

 

Primaliance : Quel est le modèle mis en place par PFO2 ?                                                                    

 

Jean-Christophe ANTOINE : Le modèle de PFO2 repose sur un équilibre dans le patrimoine entre bâtiments neufs conformes aux dernières réglementations thermiques et à priori vertueux et des bâtiments existants moins consommateurs d’énergie grise et ayant un potentiel d’amélioration environnementale compatible avec nos objectifs de réduction des empreintes énergétiques et environnementales.

Ce modèle implique de maintenir et d’améliorer le niveau des immeubles en matière environnementale tout au long de la détention des immeubles.

Cela passe par un cycle permanent d’audit, d’analyse, de mesures des consommations d’énergie, d’eau, des plans d’actions et de suivi.

 

Primaliance : Le traitement de la thématique environnementale se réduit il à la réalisation de travaux de mise aux normes ?

 

Jean-Christophe ANTOINE : Non, bien évidemment même si ces travaux sont extrêmement importants. Concernant les économies d’énergie, le facteur le plus important, et de loin, est le comportement de l’utilisateur. Construire un immeuble vert, ou faire les travaux pour le mettre aux normes pour le rendre plus économe est une première étape, mais il faut aussi agir dans la durée, au niveau de l’exploitation et de l’occupation. C’est la raison pour laquelle nous avons élaboré un Guide de Bonnes Pratiques Environnementales en collaboration avec le Bureau Véritas. Ce guide a déjà été diffusé auprès des gestionnaires, et il sera diffusé aux locataires au début de l’année prochaine. Au-delà des actions immédiates, ce guide s’inscrit dans une démarche continue et collaborative de suivi de chaque immeuble : reporting régulier, rencontres périodiques… La première conséquence de l’intégration de cette dimension environnementale est une proximité accrue de la relation entre la propriétaire et le locataire par une rencontre annuelle et par la mise en place d’annexe environnementale.

 

Primaliance : Comment avez-vous intégré cette thématique sur les autres SCPI que vous gérez ?

Jean-Christophe ANTOINE : Nous diffusons aux autres SCPI les pratiques que nous avons développées pour PFO2, à la différence près qu’il ne s’agit ici quasiment que de patrimoine existant. Certains outils, telles que nos grilles de pré-acquisition, ne peuvent pas s’appliquer. Cependant, nous pratiquons la même démarche d’audit et d’amélioration que pour PFO2.

 

Primaliance : Avez-vous d'autres projets qui intègrent cette thématique ?                                       

Jean-Christophe ANTOINE : Aujourd’hui, nous avons une politique environnementale globale qui englobe tous nos projets. Pour vous en dire plus, nous réfléchissons à la mise en place de contrats de performance énergétique et de contrats d’économies d’énergie négociables et source potentielle de revenus supplémentaires en fonction des économies générées par les travaux d’amélioration réalisés. Nous avons aussi le projet d’installer des bornes ou des prises de rechargement pour les véhicules électriques, ou de produire des énergies renouvelables sur certains sites.


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