Interview de Hollande : la question qui fait tache

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Le président de la République a remercié chaleureusement cette auditrice pas comme les autres de s'exprimer comme elle l'a fait au nom des quartiers.
Le président de la République a remercié chaleureusement cette auditrice pas comme les autres de s'exprimer comme elle l'a fait au nom des quartiers.

Mardi matin, exercice inédit pour un président de la République : répondre aux questions des auditeurs sans filet. Jean-Jacques Bourdin qui interrogeait François Hollande le rappelait avant que ne commence la seconde séquence de l'interview présidentielle : les auditeurs n'ont pas été sélectionnés à l'avance. C'est aussi pour cela que dans la litanie des doléances des Français, une question détonne : "Bonjour, monsieur le président" - débute Rachida Benhamed, 57 ans, "employée de bureau à Meaux", ainsi que l'indique l'incrustation sur l'écran de BFM TV -, "les extrémistes s'activent à radicaliser les quartiers sensibles et envoyer les jeunes au djihad. Que comptez-vous faire pour lutter contre ce fléau, sachant que les petites filles sont voilées et que la polygamie est de rigueur dans un pays qui est quand même celui des droits de l'homme ?" "Merci madame"La question est politiquement incorrecte en diable, mais François Hollande ne semble pas s'en offusquer, loin de là : il prend la question au sérieux, rappelant que le voile est interdit à l'école et le voile intégral sur la voie publique : "Il n'y a pas de place pour les communautés", affirme le président. En ce qui concerne les candidats au djihad, François Hollande cite les chiffres du ministère de l'Intérieur : "Il y a à peu près 500 à 600 jeunes qui sont partis en Syrie faire le djihad."François Hollande énumère alors les mesures prises pour empêcher le...

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  • bordo le mardi 6 mai 2014 à 15:25

    Tu parles, il s'en moque bien des petites filles voilées, elles ne votent pas et leurs parents non plus.