Intervention en Afrique : après l'opération Serval, la France lance Barkhane

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Intervention en Afrique : après l'opération Serval, la France lance Barkhane
Intervention en Afrique : après l'opération Serval, la France lance Barkhane

La France est loin d'avoir fini la guerre contre le terrorisme en Afrique. Selon nos informations, un an et demi après le déclenchement de l'opération Serval au Mali, François Hollande s'apprête à dévoiler une nouvelle intervention au Sahara et au Sahel. Son nom de code : opération Barkhane. Ce terme désigne les dunes sahariennes qui prennent la forme d'un croissant sous l'effet du vent. Cette intervention devrait être officiellement déclenchée lors de la mini-tournée que le président s'apprête à effectuer mardi en Côte d'Ivoire, puis au Niger et au Tchad.

Cette dernière destination n'était initialement pas inscrite dans le programme reçu par les journalistes qui l'accompagneront. C'est dans sa capitale, à Ndjamena, que devrait être basé le poste de commandement de l'opération Barkhane. Cerné de voisins à la stabilité des plus précaires (Libye, Soudan, Cameroun, Niger, Nigeria, Centrafrique), l'influent pays d'Idriss Déby a intérêt à coopérer avec les autorités françaises. L'acte de naissance de l'opération Barkhane sera donné à Bamako, capitale du Mali, la veille de la virée africaine du président par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Car après l'opération Serval, il s'agit de « terminer le travail », selon l'expression d'une source militaire de haut rang.

Approche régionale

Dans un premier temps, les forces françaises déployées au Mali ont mis un terme à l'offensive jihadiste sur Bamako avant de porter un coup au sanctuaire des terroristes dans l'Adrar des Ifoghas, massif du Sahara. Mais le danger demeure, car des groupes pourraient se reconstituer. L'objectif de Barkhane est donc d'éradiquer la menace islamiste radicale dans la région.

Dans cette bande sahélo-saharienne, séculaire autoroute des trafics en tout genre, le péril terroriste est bien présent. La porosité des frontières permet aux jihadistes de circuler. Sans compter que le chaos libyen, avec l'absence de contrôle ...

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