Internet, incontournable pour la culture moins pour l'alimentaire

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Si les Français remplissent leurs armoires en CD et DVD achetés sur Internet, la garde-robe est moins garnie en produits commandés sur la toile. Marcos Mesa Sam Wordley / shutterstock.com
Si les Français remplissent leurs armoires en CD et DVD achetés sur Internet, la garde-robe est moins garnie en produits commandés sur la toile. Marcos Mesa Sam Wordley / shutterstock.com

(Relaxnews) - En matière de e-commerce, les consommateurs ont pris l'habitude d'acheter leurs livres, leurs CD et leurs DVD sur Internet, mais pas de faire leurs courses alimentaires. D'après une étude de l'Insee publiée vendredi 12 décembre, la part des biens culturels achetés sur la toile est passée de 2% des dépenses en 2006 contre 11% en 2011. À l'inverse, l'alimentation ne représente que 0,6%. 

Acheter sur Internet est encore une question de génération. Car les jeunes ménages sont les plus enclins à se connecter pour faire leurs courses. 65% des consommateurs âgés de 15 à 29 ans et 68% des 35-44 ans ont réalisé un achat sur Internet en 2011, contre 25% des 60-74 ans. D'ailleurs "quel que soit le produit acheté, plus la personne de référence du ménage est jeune, plus la part des dépenses réalisées sur Internet est importante et plus ces achats connaissent un essor rapide", souligne l'Insee. 

Si les Français remplissent leurs armoires en CD et DVD achetés sur Internet, la garde-robe est, elle, moins garnie en produits commandés sur la toile. Ces achats représentent 4% des dépenses. Les fashionistas privilégient les magasins spécialisés, où ils réalisent 60% de leurs dépenses.

Les grandes surfaces alimentaires, quant à elles, ne sont pas des canaux d'achat privilégiés pour le shopping vestimentaire (18%). Les Français préfèrent largement y remplir leur caddie en produits alimentaires. 72% de leurs dépenses en alimentation sont réalisées en grandes surfaces, contre 15% dans les commerces de détail spécialisés, type boulangerie, boucherie ou épicerie.

Fait nouveau sur la période évaluée par cette étude (2001-2011), les magasins de hard discount ont un peu moins la cote. En 2011, 10% des achats alimentaires ont été réalisés dans ces magasins qui matraquent les prix. Toutefois, une nuance est à apporter, car les ménages les plus modestes y trouvent toujours leur compte. "Les 10% des ménages ayant le niveau de vie le plus faible y réalisent 18,5% de leurs dépenses d'alimentation (18% en 2006) contre 3,5% pour les 10% des ménages les plus aisés.

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