Internet favorise le marché noir de produits dérivés d'animaux

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Le marché noir a trouvé une niche confortable sur la Toile, qui alimente le braconnage des espèces menacées.
Le marché noir a trouvé une niche confortable sur la Toile, qui alimente le braconnage des espèces menacées.
Les sites d'enchères les plus connus du web proposent des pièces taillées en ivoire. De quoi faire hurler les militants écologistes.



La revente de produits dérivés d'animaux accessible en quelques clics de souris : voilà une autre dérive d'Internet dont la biodiversité et les écologistes se seraient volontiers passés. Allant des pièces en ivoire taillées aux reptiles répertoriés comme espèces menacées, une large gamme de produits strictement interdits par les lois internationales se retrouve sur des sites de reventes et d'enchères en lignes accessibles partout dans le monde comme eBay, renforçant grandement le braconnage d'animaux parfois en voie de disparitions.

Comme n'importe quelle marchandise, des joyaux de la nature peuvent donc être emballés et livrés du jour au lendemain. C'est notamment le cas du triton tacheté de Kaiser, en danger d'extinction. Lors de précédentes enquêtes menées par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), il est en outre apparu que les ventes s'effectuent sous le couvert de mots-clés comme « os de boeuf » (« ox bone » en anglais) ou de fautes d'orthographe volontaires.



Un phénomène que les mesures conventionnelles pour la protection de l'environnement ne pourront endiguer



Il est extrêmement difficile de chiffrer avec exactitude l'ampleur du marché. Global Financial Integrity, un groupe de pression basé à Washington (Etats-Unis), a tout de même estimé l'année dernière les ventes issues du commerce illégal à au moins 6 millions d'euros. Auteure d'une enquête, l'IFAW a quant à elle comptabilisé 2 275 articles en ivoire d'éléphant sur huit sites eBay différents en une seule semaine. Et malgré les restrictions, les revendeurs continuent leur sordide business.

Le commerce des espèces sauvages régi par la convention CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) interdit officiellement le commerce d'environ 800 espèces menacées. Sur la Toile, c'est malheureusement une autre paire de manches.
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