Intermittents : la «lutte continue», les festivals d'été toujours menacés

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Intermittents : la «lutte continue», les festivals d'été toujours menacés
Intermittents : la «lutte continue», les festivals d'été toujours menacés

C'est fait, la nouvelle convention chômage, contestée par les intermittents, entrera en vigueur le 1er juillet. De quoi attiser les ranc?urs de la CGT-spectacle qui estime que le gouvernement n'entend pas ses revendications. Ce jeudi, des centaines d'intermittents ont battu le pavé aux côtés des salariés anti-pacte de responsabilité pour dénoncer cette nouvelle réglementation publiée au Journal officiel.

Traduction d'un accord entre le patronat et trois syndicats (CFDT, FO, CFTC), les «droits rechargeables» permettront aux 2,2 millions d'allocataires d'accumuler les droits à indemnisation chaque fois qu'ils retravaillent. Or la convention prévoit également de durcir les conditions d'indemnisation des intermittents, soit 93 000 allocataires, en rallongeant le délai de carence entre la fin des périodes travaillées et le versement des allocations.

La CGT-spectacle a donc prévenu que «la lutte continuait» et que les festivals d'été étaient toujours menacés. «On va appeler à ce que la mobilisation continue jusqu'à la fin de l'année 2014», assure Denis Gravouil, le secrétaire général de la CGT-spectacle. Et le festival d'Avignon sera «certainement perturbé d'une façon ou d'une autre», annonce-t-il.

Perturbations à Montpellier, blocage levé à Orléans

A Paris, plusieurs dizaines d'intermittents et précaires ont occupé le siège de l'Unédic jeudi en fin d'après-midi, avant d'être évacués par la police. A Montpellier, d'où est partie la contestation début juin, le festival Montpellier Danse était à nouveau perturbé après avoir pu brièvement se dérouler mercredi.

Dans le Centre, les intermittents du festival Orleans'Jazz ont en revanche décidé de lever le blocage pour la journée, après l'annulation de la soirée d'ouverture.

Côté gouvernement, on appelle les mécontents à «saisir la main tendue». Pris en étau entre l'impossibilité de remettre en cause le paritarisme et la fronde des ...

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  • crcri87 le jeudi 26 juin 2014 à 23:10

    Et bien supprimons les festivals puisque nous sommes incapables de faire appliquer ce qui a été décidé par les partenaires sociaux

  • M3182284 le jeudi 26 juin 2014 à 23:02

    Non aux maîtres chanteurs, ça suffit le racket des privilégiés, find es privilèges: UN SEUL STATUT DE CHOMEURS