Intérêt accru aux USA sur l'émigration vers le Canada, la Nouvelle-Zélande

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    TORONTO/WELLINGTON, 9 novembre (Reuters) - Le principal site 
internet des services canadiens de l'immigration a été saturé 
dans la nuit de mardi à mercredi alors que se profilait la 
victoire surprise de Donald Trump aux Etats-Unis, et la 
Nouvelle-Zélande a fait état elle aussi d'un net accroissement 
du trafic sur son site dédié au demandes de visa de résidence. 
    D'après des fonctionnaires de l'immigration néo-zélandaise, 
plus de 1.593 dossiers ont été déposés en ligne par des citoyens 
des Etats-Unis depuis le 1er novembre, soit 50% de plus que sur 
une semaine classique. 
    Entre les 7 octobre et 7 novembre, le site New Zealand Now a 
reçu 80% de visites en plus provenant d'internautes 
nord-américains, soit 41.000 connexions. 
    Ces demandes semblent témoigner de velléités d'exil de 
certains électeurs des Etats-Unis, à l'image de ce qui s'est 
produit au Royaume-Uni après la victoire surprise du camp du 
Brexit au référendum du 23 juin. 
    L'Irlande notamment avait enregistré une forte hausse des 
demandes de passeports émanant de ressortissants britanniques 
souhaitant rester citoyens de l'Union européenne. 
    Aux Etats-Unis, l'idée de partir s'installer au Canada si 
Donald Trump l'emportait s'est d'abord installé comme une 
plaisanterie tandis que les sondages laissaient entrevoir une 
victoire de la démocrate Hillary Clinton. 
    Rod Drury, directeur général de la société Xero, une 
entreprise spécialisée dans les logiciels de gestion basée en 
Nouvelle-Zélande mais comptant des salariés aux Etats-Unis, 
confirme.  
    Au départ, dit-il, une partie de ces derniers ironisaient 
sur leurs perspectives de carrière au siège néo-zélandais en cas 
de victoire du milliardaire républicain. Mais l'humour a laissé 
place à des demandes bien plus concrètes.  
    "Je reçois de nombreux messages me demandant un emploi en 
Nouvelle-Zélande, et nous répondons 'Yes, you can'", ajoute-t-il 
en allusion au slogan de campagne de Barack Obama en 2008. "Il 
sera intéressant de voir si cela se traduit en décision 
véritable, pour l'heure, c'est une conversation active qui tend 
à devenir plus sérieuse", poursuit-il. 
     
    VOIR AUSSI 
    Trump vainqueur surprise de l'élection présidentielle 
  
    LE POINT sur l'élection de Trump  L8N1DA46S        
 
 (Jeffrey Hodgson à Toronto et Charlotte Greenfield à 
Wellington; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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  • GLLOQ440 il y a 3 semaines

    Souvenir, souvenir : " Si Sarkozy passe, je me casse. Yannick noah, 2005, dans 20 minutes. "