Interdiction de manifester à Ankara, par crainte d'attentats

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    ANKARA, 18 octobre (Reuters) - Les autorités de la capitale 
turque Ankara ont interdit les rassemblements publics jusqu'à la 
fin du mois de novembre, après avoir reçu des renseignements sur 
des projets d'attentats islamistes dans la ville, qui a déjà été 
visée par des attentats au cours des 12 derniers mois. 
    La décision, annoncée par le gouvernorat de la capitale, 
intervient sur fond de poursuite de l'offensive militaire turque 
en Syrie lancée voici deux mois en soutien aux rebelles en lutte 
contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI). 
    L'EI comme les séparatistes kurdes ont commis des attentats 
dans la capitale. Ce mois-ci, deux membres du PKK (Parti des 
travailleurs du Kurdistan) censés projeter un attentat à la 
voiture piégée se sont fait exploser lors d'un face à face avec 
la police à Ankara. 
    "Sur la base des renseignements reçus par notre gouvernorat, 
il a été établi que des groupes terroristes clandestins 
cherchaient à perpétrer des attentats dans notre province et ont 
fait des préparatifs en ce sens", ont déclaré les services du 
gouverneur sur leur site internet. 
    L'interdiction de manifester dans la capitale restera en 
vigueur jusqu'au 30 novembre dans le cadre de l'état d'urgence, 
qui a été imposé à la suite de la tentative de putsch du 15 
juillet. 
    Voici un peu plus d'un an, plus de 100 personnes avaient 
péri dans un attentat suicide imputé à l'Etat islamique, qui a 
pris pour cible des manifestants pro-kurdes massés devant la 
gare centrale d'Ankara. 
    Des militants kurdes ont été tenus responsables d'un 
attentat à la voiture piégée survenu le 13 mars, qui a fait au 
moins 34 morts près d'un arrêt d'autobus. 
     
 
 (Daren Butler; Eric Faye pour le service français) 
 
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