Intercités : un enterrement de première classe pour l'Auvergne ?

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Philippe Duron préconise la fermeture des lignes Clermont-Béziers, Clermont-Ussel-Bordeaux et Lyon-Montluçon-Limoges-Bordeaux. Un coup dur pour la région.
Philippe Duron préconise la fermeture des lignes Clermont-Béziers, Clermont-Ussel-Bordeaux et Lyon-Montluçon-Limoges-Bordeaux. Un coup dur pour la région.

Le rapport Duron a eu la main lourde ! Le député socialiste du Calvados, Philippe Duron, qui a remis mardi ses conclusions au secrétaire d'État aux Transports, pointe du doigt le fonctionnement de six lignes nationales traversant l'Auvergne et préconise la fermeture de trois d'entre elles : Clermont-Béziers, Clermont-Ussel-Bordeaux et Lyon-Montluçon-Limoges-Bordeaux.« Vieillissement des infrastructures et du matériel », « obsolescence de l'offre », « délitement régulier et progressif » : le parlementaire appuie là où le rail auvergnat a mal depuis déjà bien longtemps.

Fureur des élus

Certes, la rentabilité de certains axes laisserait à désirer, avec 70 voyageurs par train en moyenne sur la ligne Clermont-Béziers ou 55 sur la ligne du Cévenol, entre Clermont et Nîmes... Pourtant, les élus locaux de tous bords semblent vent debout contre ce rapport, chacun tentant de défendre son territoire.

Pour Alain Dugléry, conseiller régional UMP et maire de Montluçon (Allier), il s'agit d'une « marque de mépris » et d'un « préjudice énorme pour la région ». Luc Bourduge, vice-président socialiste du conseil régional, en charge des transports, qui a personnellement participé à la rédaction du rapport, a même tout simplement refusé de le cosigner, dénonçant « un désengagement supplémentaire de l'État » et reconnaissant « ne pas accepter les préconisations » ! Dans un communiqué, Jean-Jack Queyranne,...

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