INTERACTIF. Syrie : quatre ans de conflit, quatre millions de réfugiés

le
0
INTERACTIF. Syrie : quatre ans de conflit, quatre millions de réfugiés
INTERACTIF. Syrie : quatre ans de conflit, quatre millions de réfugiés

Quatre millions, c'est deux fois la population Paris intsramuros. Et c'est aujourd'hui le nombre de réfugiés syriens jetés sur les routes par le conflit qui fait rage dans le pays depuis quatre ans.  La plupart vivent dans la misère et rêvent d'émigrer en Europe, après avoir perdu tout espoir de rentrer dans leur pays ravagé par la guerre. Une grande majorité se réfugie dans les pays voisins, comme la Turquie ou le Liban.

«C'est la plus grande population de réfugiés pour un seul conflit en une génération», affirme jeudi Antonio Guterres, patron du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). «C'est une population qui a besoin du soutien du monde et qui s'enfonce de plus en plus dans la pauvreté», dit-il.

Dans la misère, l'Europe est l'objet de toutes les convoitises

Mais le soutien est quasi inexistant, laissant les réfugiés dans un profond sentiment d'abandon. «Avec les années, nous nous sommes rendus compte que les promesses faites par les Etats-Unis et d'autres pays n'étaient que des paroles en l'air», affirme Oussama al-Raqa, 22 ans, qui a raté son entrée à l'université à cause de la guerre. 

Son rêve, c'est de partir en Europe : «Les Européens mangent et dorment dans des maisons. Nous en revanche sommes des sans-abris et tout le monde nous considère comme un fardeau».

Yassine al-Ali, réfugié depuis le début du conflit à Minié, dans le nord du Liban, regrette aussi ce manque de soutien. Pour lui, ce n'est pas un meilleur accueil qu'il faut, mais une réelle intervention sur place. «Personne au monde n'oeuvre sérieusement pour mettre fin au conflit, pour qu'on puisse rentrer au pays», affirme ce père de trois enfants originaire de Homs.

Il vit avec eux et sa femme dans un camp informel privé d'électricité et d'eau potable, perdu dans des champs agricoles où travaillent des réfugiées sous une chaleur écrasante pour se procurer un maigre revenu. «Nous ne pensons plus à ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant