INTERACTIF. Rapport du Sénat US sur la torture : 54 pays complices de la CIA

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INTERACTIF. Rapport du Sénat US sur la torture : 54 pays complices de la CIA
INTERACTIF. Rapport du Sénat US sur la torture : 54 pays complices de la CIA

Le rapport du Sénat américain sur les tortures perpétrées par la CIA après le 11-Septembre continue de faire des vagues. Dénoncée par les républicains, sa publication partielle mardi, après avoir été longtemps différée, met en lumière des méthodes d'interrogatoire tout aussi impitoyables qu'inefficaces.

Elle rappelle aussi que les services de renseignement américains ont bénéficié de l'appui de nombreux pays dans le monde, 54 selon un rapport publié en 2013 par Open Society Justice Initiative, fondation de George Soros spécialisée dans la défense des libertés.

Dans son résumé de 500 pages, la commission du renseignement du Sénat détaille le fonctionnement de huit «sites noirs», des prisons secrètes américaines présentes dans cinq pays : l'Afghanistan (qui accueillait à lui seul quatre sites), la Pologne, la Lituanie, la Roumanie et la Thaïlande.

Les données sensibles ayant été expurgées du rapport, les noms des sites en question, auxquels il faut ajouter Guantanamo, y ont été remplacés par des codes couleurs. Mais plusieurs médias américains, comme le «Washington Post» et «The Intercept», ont établi une correspondance entre les prisons secrètes et les couleurs, en croisant les informations non caviardées.

Vraisemblablement installé en Afghanistan, le site «Cobalt» fut le théâtre de méthodes de torture des plus brutales. Dans ce centre d'interrogatoires secret, surnommé le «donjon», un détenu pouvait être maintenu dans le noir complet, debout, les mains attachées au-dessus de la tête et le plus souvent nu. Dans l'obscurité totale du lieu, douches ou bains d'eau glacée étaient régulièrement infligés aux prisonniers.

Mercredi, l'ex-président polonais Aleksander Kwasniewski a confirmé que la torture a bien été pratiquée en Pologne par des agents de la CIA. Il dit avoir ignoré ces faits au départ et avoir demandé à George W. Bush en 2003 l'arrêt d'interrogatoires violent ...

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