INTERACTIF. Que reste-t-il du premier gouvernement Ayrault ?

le , mis à jour à 17:17
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INTERACTIF. Que reste-t-il du premier gouvernement Ayrault ?
INTERACTIF. Que reste-t-il du premier gouvernement Ayrault ?

Mai 2012. Le temps des beaux jours. De l'euphorie post-victoire. Le premier gouvernement du quinquennat, emmené par le député-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, pose fièrement sur le perron de l'Elysée. 17 hommes, 17 femmes. Un modèle de parité et de synthèse. Des Hollandais pur sucre, des aubrystes, des royalistes, des représentants de l'aile gauche du PS mais aussi de son aile-droite. EELV et le PRG sont également de la photo de famille. Que reste-t-il de leurs amours? Pas grand chose...

Cela commence par petites (mais fracassantes) touches. L'année suivante, Jérôme Cahuzac s'en va sur fond de scandale, provoquant un séisme politique. Delphine Batho est virée sans sommation pour avoir critiqué le budget. D'autres départs individuels auront lieu sur fond de tourmente judiciaire ou pour raisons de santé.

Le gros des troupes est sorti en mars 2014. Au lendemain de la déculottée des municipales, François Hollande chamboule tout. Manuel Valls remplace Jean-Marc Ayrault à Matignon. Les écolos claquent la porte. Au total, douze ministres sont éjectés dont des poids lourds comme Pierre Moscovici ou Vincent Peillon. Le chef de l'Etat veut «une équipe resserrée, cohérente et soudée», «un gouvernement de combat»... et hollandaise! Il appelle à cette occasion deux très proches à ses côtés : Ségolène Royal et François Rebsamen, qui restera ministre du Travail jusqu'à septembre 2015.

Cinq mois plus tard, l'équipe se rétrécit encore. Sous les coups de boutoir des ministres frondeurs, emmenés par un Arnaud Montebourg tout en provocations, Valls présente la démission de son gouvernement. Il est aussitôt reconduit à Matignon. Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Aurélie Filippetti et Frédéric Cuvillier prennent la porte pour cause de profondes divergences en matière de politique économique. Symbole, s'il en est, de la clarification qui s'opère : Emmanuel Macron est nommé à l'Economie. Il ne reste plus qu'une ...

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