INTERACTIF. Pourquoi les petits pays disent non à une réduction de la dette grecque

le
7
INTERACTIF. Pourquoi les petits pays disent non à une réduction de la dette grecque
INTERACTIF. Pourquoi les petits pays disent non à une réduction de la dette grecque

Plus d'une semaine après la conclusion d'un accord pour un troisième plan d'aide à la Grèce, une question reste en suspens : comment le pays va-t-il pouvoir sortir la tête de l'eau avec une dette s'élevant à 312 milliards d'euros, soit 177% du PIB ? Si l'idée d'une réduction de la dette a été évoquée par le FMI et par la BCE, elle n'est pas à l'ordre du jour pour les partenaires de la zone euro. A l'avant-garde cette opposition, Berlin. Dimanche, Angela Merkel a encore fait savoir qu'il ne peut pas y avoir dans l'union monétaire de «haircut» classique, c'est-à-dire la réduction de 30, 40% de la dette».

Parmi les principales voix s'opposant à toute réduction de la dette, figurent également la Finlande ou les Pays-Bas, mais aussi des pays plus pauvres d'Europe centrale, comme la Slovaquie et la Slovénie, et les pays baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie). C'est ainsi que Robert Fico, le Premier ministre slovaque, a déclaré mardi que son pays «sera toujours fondamentalement opposée à toute réduction de la dette de la Grèce». Pourquoi ces petits pays s'opposent-ils avec tant de véhémence à une réduction de la dette grecque ? Voici quelques éléments de réponse.

Des pays plus pauvres que la Grèce. C'est le principal point commun entre les pays baltes, la Slovaquie et la Slovénie : les habitants de ces pays avaient tous un niveau de vie inférieur aux Grecs lorsque la crise des dettes souveraines a débuté, en 2009-2010. «Pourquoi aider financièrement un pays plus riche que le nôtre ?» : c'est en quelque sorte le mot que semblent s'être passés ces gouvernements. En chiffres bruts, avec un PIB de 179 milliards d'euros en 2014, la puissance économique grecque est plus de deux fois supérieure à celle de la Slovaquie (75 milliards d'euros) et neuf fois celle de l'Estonie (19,5 milliards d'euros).

Statistique sans doute plus parlante pour comparer le niveau de vie dans ces pays, le revenu médian par habitant. En ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • doussine le vendredi 24 juil 2015 à 14:52

    europe47 votre vision caricaturale du monde est amusante et triste à la fois. M8657715 j'apprecie la métaphore :-)

  • M8657715 le vendredi 24 juil 2015 à 13:08

    Un incendie s'est déclaré au rez-de-chaussée. Les propriétaires des étages supérieures (du 3ème au 7ème) perdent des heures à discuter sur les mérites et les péchés des locataires du rdc. Certains mêmes trouent le tuyau de petit pompier volontaire. Nul doute, demain, ils seront tous rôtis !

  • europe47 le vendredi 24 juil 2015 à 13:05

    Les slovaques se lèvent à 5 heures du matin, par moins 17 en hiver, pour aller à l'usine fabriquer des Porsche Cayenne à Bratislava ou des Citroën C 3 Picasso à Tarnava, pour 800 €/mois pendant que les grecs branlent le mammouth en sirotant l'ouzo...au frais du contribuable européen. Faut comprendre !

  • M467862 le vendredi 24 juil 2015 à 12:54

    Les pays les plus pauvres d'europe sont effectivement pauvres, leurs populations pauvres et un pays comme la Roumanie ne dépense pas la totalité de l'aide accordée. Il n'a pas d'austérité chez eux juste de la misére, avant c'était la misère et maintenant toujours la misère.

  • M467862 le vendredi 24 juil 2015 à 12:49

    Sauf erreur, les pays les plus pauvres sont les bénéficiaires et les plus riches les contributeurs. Et un pauvre donne 1 pour recevoir 5. Certainement le pauvre en donnant autant doit avoir peur de recevoir moins

  • d.e.s.t. le vendredi 24 juil 2015 à 12:47

    Parce que les petits pays ont respecté les politiques d'austérité demandées, alors que la Grèce se croit tout permis, à cause de Platon et de Socrate,que la plupart des Grecs n'ont sûrement jamais lus, et des traîne-savates comme Tsipras et Varoufakis qui la gèrent aujourd'hui! Un seul mot d'ordre: GREXIT!

  • tonfric le vendredi 24 juil 2015 à 12:44

    La porte de la sortie pour la Grèce est grande ouverte ! il suffit d'attendre encore un peu que le "club med" ouvre les yeux !