INTERACTIF. Pourquoi le Vendée Globe est l'«Everest des mers»

le , mis à jour à 07:53
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Ils sont 29 candidats à partir ce dimanche à l'assaut du «Vendée Globe». Et si les statistiques se répètent, seuls une quinzaine franchiront la ligne d'arrivée 3 mois plus tard. C'est une quasi constante depuis la première édition en 1989, à peu près un skipper sur deux ne finit pas la course, victime d'un démâtage, d'un chavirage, d'une avarie technique ou d'une défaillance physique... quand ce n'est pas plus grave.

 

Réputés pour leurs mers déchainées, le Golfe de Gascogne, le Pot-au-noir, les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants sont, à chaque édition de ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, le théâtre de nombreux accidents, qui lui ont valu le surnom d'«Everest des Mers».

 

Une comparaison osée, qui n'est pas si galvaudée puisque le taux d'ascension réussies sur le toit du Monde, qui était sous les 20% en 1990, a désormais passé la barre des 50%... soit à peu près le taux moyen de marins ayant réussi la «Grande Boucle». Comme le sommet hymalayen, le «Vendée» a connu des années noires, notamment les éditions 1996-1997 et 2008-2009, avec respectivement 40% et 37% de monocoques ayant fini la course. Au total, sur 138 marins ayant tenté l'aventure, seuls 71 ont passé la ligne d'arrivée.

 

Autre point commun entre l'«Everest des mers» et l'Everest tout court : on peut y laisser sa vie. Au total, sur les 67 skippers empêchés de finir la course, 64 ont été contraints à l'abandon ou mis hors-course, et trois ont disparu. Si la comparaison avec l'Everest (plus de 260 morts pour près de 20000 tentatives) n'a pas beaucoup de pertinence, on notera que dans les deux cas, les candidats se multiplient chaque année pour arracher l'exploit, au péril de leur vie. Si l'augmentation drastique des règles de sécurité depuis la disparition de Gerry Roufs en 1997 a permis d'éviter bien des drames sur la Grande Boucle depuis 20 ans, chaque année apporte son lot de ...

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