INTERACTIF. Les «panthéonisés» en chiffres

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INTERACTIF. Les «panthéonisés» en chiffres
INTERACTIF. Les «panthéonisés» en chiffres

Le président François Hollande a travaillé jusque tard dans la soirée le discours qu'il prononcera ce mercredi pour accueillir quatre héros de la Résistance au Panthéon, dont symboliquement deux résistantes. Aux côtés de Pierre Brossolette et Jean Zay, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion viendront à peine relever le niveau de la parité, très malmenée sur la montagne Sainte-Geneviève. Seules deux femmes font pour l'instant partie des 73 personnalités déjà inhumées (cf. encadré) dans le bâtiment du 5e arrondissement de Paris, et une seule, Marie Curie, véritablement honorée.

>>> QUESTION DU JOUR. Trouvez-vous utile de «panthéoniser» des personnalités ?

De manière plus globale, l'hétérogénéité de ses locataires n'est pas la plus grande qualité du Panthéon. Les noms honorés sont majoritairement des militaires ou des hommes politiques, français, blancs et... panthéonisés sous le Premier Empire. Bien plus que tout autre chef, Napoléon a en effet imprimé sa marque sur cette église transformée en nécropole des «grands hommes». Drôle de constat pour ce que l'on présente régulièrement comme un «temple républicain». Tour d'horizon des grandes tendances et des bizarreries de la «panthéonisation».

Où sont les femmes ? Première grande inégalité que tente ce mercredi de rectifier François Hollande, l'absence criante de femmes au Panthéon. Mais même en y ajoutant Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion, l'équilibre ne pourra être rétabli (5,3% de dames). Deux femmes seulement y sont déjà, Marie Curie, prix Nobel de physique et de chimie pour ses études sur la radioactivité, et Sophie Berthelot, pour laquelle il n'y a pas eu de décret de panthéonisation. Elle-même scientifique, c'est la première femme à entrer au Panthéon mais elle n'y est en réalité que parce qu'elle est l'épouse du chimiste et homme politique Marcellin Berthelot.

77 personnalités ...

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