INTERACTIF. Les chantiers navals de Saint-Nazaire remis à flot

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INTERACTIF. Les chantiers navals de Saint-Nazaire remis à flot
INTERACTIF. Les chantiers navals de Saint-Nazaire remis à flot

Il y a d'abord cette odeur âcre venue des fers à souder. Puis ces gerbes d'étincelles produites par les meuleuses en action. Et enfin ce bruit métallique, assourdissant, venu de ce mécano géant, des pièces de 1 200 t assemblées par des ouvriers avec une précision chirurgicale pour former le paquebot. Des odeurs, des lumières, des bruits qui sont ceux de l'industrie, mais surtout de la vie. N'en déplaise aux cassandres de l'industrie française, les chantiers de Saint-Nazaire sont toujours vivants. Si les textiles du Nord et la métallurgie de l'Est ont échoué à passer le XX e siècle, les chantiers navals ont au minimum repoussé de dix ans leur destin de friches industrielles que beaucoup leur prédisaient.

Après avoir échappé de peu à la catastrophe en 2012 (la faute à un carnet de commandes insuffisamment rempli et des syndicats qui appelaient l'Etat actionnaire à 33,3 % à l'aide), les Chantiers de l'Atlantique, repris en 2008 par le coréen STX (66,7 %), affolent désormais les statistiques. Début avril, STX et le groupe italo-suisse MSC Croisières ont signé une intention de commande de quatre paquebots, pour 4 Mds €. Un contrat vertigineux qui promet de l'activité jusqu'en 2026. Une éternité dans l'industrie. Cette réussite, c'est le résultat d'un savoir-faire entretenu depuis plus de cent cinquante ans, dont les paquebots le « Normandie » et le « France » sont les prestigieux symboles, mais aussi à des investissements qui n'ont jamais cessé même dans les pires moments. Un nouveau pont, un système informatique renouvelé et des ingénieurs, produits des écoles françaises, qui ont su faire la différence tout en serrant les coûts et en anticipant une explosion du marché des navires de croisière : voilà la recette du succès.

POUR ALLER PLUS LOIN

>> L'INFO. La bonne fée industrie se penche à nouveau sur la ville.

>> LE TEMOIGNAGE. «Quand j'ai entendu qu'il y avait du boulot ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


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  • ChTiss il y a 11 mois

    ... et combien d'argent public englouti ?

  • fquiroga il y a 11 mois

    quel poete le journaleux...un chantier naval qui reflotte....

  • M4976984 il y a 11 mois

    "L'odeur acre des fers à souder ..."On utiliserait donc des fers à souder sur un chantier naval ?????