INTERACTIF. Le bistrot, un patrimoine en péril

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INTERACTIF. Le bistrot, un patrimoine en péril
INTERACTIF. Le bistrot, un patrimoine en péril

On aurait presque envie de noyer la mauvaise nouvelle dans un verre. Les bars disparaissent, dans les campagnes comme dans les grandes villes. France Boissons, la société qui alimente en vin, café, jus de fruits les zincs de tout l'Hexagone, lance aujourd'hui le prix Un café pour nos régions pour redynamiser le secteur et soutenir ses clients en sursis. La faute à l'exode rural, à l'interdiction de fumer et au prix des « consos » qui monte en flèche.

Dans les années 1960, on comptait 600 000 troquets. Il en reste moins de... 35 000. 34 669 bars en 2014 dans 10 619 communes. Ce qui signifie aussi que 26 045 villages sont des zones de « no bar » ! Un record, d'autant que, selon l'étude France Boissons* que nous révélons, un habitant des petites communes sur trois déclare que non seulement il n'y a plus de troquet chez lui mais qu'il n'y en a pas non plus dans les alentours. Résultat, « les trois quarts des habitants de ces petites communes considèrent que le lien social s'est plutôt affaibli », précise Damien Philippot, chargé de l'étude pour l'Ifop.

En attendant, de plus en plus de villes ou d'associations de quartier se mobilisent. En Alsace, la mairie d'Ohnenheim s'est même transformée en débit de boissons, la municipalité a racheté la dernière licence IV du village et on tire de la bière dans la salle du conseil ! « Beaucoup d'élus ont compris l'urgence de sauver nos débits de boissons, certains achètent les murs ou les licences de cafés historiques pour installer des équipes motivées. A tel point qu'en Ile-de-France le nombre d'établissements remonte légèrement », explique Marcel Benezet, président des cafés, bars, brasseries du syndicat professionnel Synhorcat.

EN SAVOIR PLUS

>> ANALYSE. «Subventionner les cafés me semble légitime.»

>> A PARIS, le bar c'est presque «notre salon».

>> EN MOSELLE, chez Paulette, on y retournera.

« Lieu du débat public, nos ...

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