INTERACTIF. La vague des plages sans tabac

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INTERACTIF. La vague des plages sans tabac
INTERACTIF. La vague des plages sans tabac

Biarritz (Pyrénées-Atlantiques)

De notre envoyé spécial

Les doigts de pied en éventail sur la plage familiale du Port-Vieux, dans le centre-ville de Biarritz, Eric est, soudain, en manque de nicotine. Mais pour s'en griller une, ce touriste doit faire une centaine de pas sous le cagnard, rejoindre l'escalier qui fait office de frontière entre la zone non-fumeurs et la zone fumeurs. « Cela ne me dérange pas, on peut s'asseoir sur les marches. Et puis ça me permet de réduire ma consommation : on est bien, quand même, sur la serviette ! » confie-t-il tout en gardant une vue panoramique sur la crique. Bienvenue sur la première plage sans tabac de la façade atlantique, labellisée ainsi depuis le début de l'été. Ces étendues de sable sans fumées nocives font de plus en plus partie du décor des grandes vacances. Hier, neuf nouvelles, toutes en Corse, ont ainsi banni la clope. Les non-fumeurs applaudissent. « Il n'y a rien de plus désagréable que de tomber sur un mégot quand je dispose ma serviette », lâche Marie-Josée entre deux parties de bataille avec ses petits-enfants. « Des châteaux de sable sans mégot, c'est quand même mieux pour les gamins », s'enthousiasment Valérie et Nicolas, un couple de Belges parents de deux enfants de 4 et 5 ans. Pour Maialen, une Basque à la retraite, il faudrait « généraliser la mesure à toutes les plages de Biarritz ». « A la Grande Plage, c'est sale ! Les gens ne réalisent pas l'argent que ça coûte de tout nettoyer », martèle-t-elle.

Sans pour autant dénigrer l'initiative, Monique estime, elle, que « ce n'est pas la priorité ». « On n'est pas enfumés, faut pas pousser, quand même ! La municipalité ferait mieux de s'attaquer au bruit la nuit. C'est de la folie, ces jeunes ivres morts qui hurlent à 2 heures du matin ! » maugrée-t-elle avant de reprendre sa séance de mots fléchés.

En creusant bien, il arrive que l'on tombe sur quelques mégots, souvenirs ...

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