INTERACTIF. Immobilier : dans les grandes villes, qui achète et à quel prix

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INTERACTIF. Immobilier : dans les grandes villes, qui achète et à quel prix
INTERACTIF. Immobilier : dans les grandes villes, qui achète et à quel prix

Qui peut encore se permettre d'acheter un appartement ou une maison aujourd'hui ? Difficile de ne pas se poser la question lorsque l'on voit les prix affichés en vitrine des agences immobilières. La réponse est apportée par une étude du courtier Meilleurtaux.com, que notre journal dévoile aujourd'hui en exclusivité.

« L'acquéreur type en 2014 a 37,4 ans, il est relativement aisé, achète pour la première fois et, surtout, possède un gros apport personnel », résume Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com. Des données moyennes. Puisque tout dépend du lieu où l'acquéreur se trouve. Le profil moyen de l'acheteur parisien (7 998 ¤ net par mois) n'a évidemment pas le même profil que le Lyonnais (5 743 ¤), le Strasbourgeois (4 733 ¤) ou le Nantais (5 474 ¤). Il n'empêche. Tous sont touchés par la même contrainte : le besoin d'un apport personnel toujours plus important.

Comme son nom l'indique, l'apport, c'est ce que l'acheteur est capable de sortir de sa poche au moment de signer le compromis de vente. Bref, ce sont ses économies. Selon Meilleurtaux, à l'échelle nationale, il se monte en moyenne à 68 808 ¤ (pour une acquisition d'une valeur moyenne de 247 634 ¤). « A titre de comparaison, ce chiffre s'élevait en 2004 à 35 000 ¤, il a donc presque doublé en dix ans », estime Maël Bernier.

Pourquoi une telle inflation ? La faute aux prix de l'immobilier qui, globalement partout en France, caracolent toujours à un niveau très élevé, mais aussi aux banques. « Au milieu des années 2000, elles pouvaient se permettre de prêter sur des durées très longues, jusqu'à trente ans, sans apport. Les prix de l'immobilier ne cessaient de progresser. Il suffisait donc à un acquéreur d'attendre deux ans pour revendre son bien et rentrer dans ses frais. Le risque pris par les banques était donc limité », détaille cette spécialiste. Mais ce mécanisme s'est grippé. Les prix ne flambent plus. ...

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  • lio3 le mercredi 12 nov 2014 à 12:09

    on aurait pu esperer depuis 2008 qu'un QE europeen dope l'inflation mais l'allemagne veille a ce que cela n'arrive pas vraiment..au contraire on voit plutot des signes de deflation. Si on ajoute a cela la loi ALUR qui vient limiter considerablement sous peine d'amendes les augmentations de loyers a Paris je ne vois pas comment l'immo, en ce qui concerne Paris pourra etre soutenu.Je sais bien qu'on parle tjs du Qatar et des Russes mais la ca ne devrait pas etre suffisant pour empecher un retour-

  • lio3 le mercredi 12 nov 2014 à 11:57

    apport ki double mais les prix au m2 ki triple..et les loyers n'ont augmente que de 30% environ car la solvabilite des menages n'a augmente que d'environ 30% pendant cette periode..ie pas d'inflation des salaires et on entre aujourd'hui plus dans une periode de deflation consequente ou l'immobilier associe a ses charges devient un veritable fardeau avec de reels risques pour le particulier qui peut perdre son emploi, et pour les banques ki pretent moins =stress test immo "peut" faire -30%/an