INTERACTIF. Grèce : la dette qui fait trembler l'Europe

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INTERACTIF. Grèce : la dette qui fait trembler l'Europe
INTERACTIF. Grèce : la dette qui fait trembler l'Europe

Le chiffre fait trembler l'Europe depuis des semaines. Au dessus de la Grèce plane une dette publique faramineuse de 320 milliards d'euros. Soit plus de 1,7 fois sa richesse nationale produit l'an dernier (175% du  PIB) !

Peu importe le vainqueur de l'élection législative de dimanche, -s'il y en a un-, ce sujet va revenir au coeur des discussions avec les créanciers, principalement des États (Allemagne, France) et des institutions publiques (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) qui se sont engagés à lui prêter quelque 240 milliards d'euros en échange d'une austérité drastique. 

Aménager la dette

Mais en cas de victoire de la coalition des radicaux de gauche, les négociations s'annoncent explosive. Car Syriza l'a toujours dit pendant sa campagne : il veut revoir le deal passé en 2010. S'il n'envisage pas de sortir de l'Euro, une monnaie soutenue par 60 % de la population, le parti d'Alexis Tsipras entend non seulement renégocier et revoir les conditions de remboursement de la dette, mais aussi et surtout en effacer une partie.

Une éventualité qui effraie les créanciers. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a averti à plusieurs reprises que la Grèce devrait respecter ses engagements. Le son de cloche est le même du côté de Christine Lagarde, patronne du FMI : «Une dette est une dette, c'est un contrat», lançait-elle dans une interview au Irish Times. 

«Il n'y a pas tant de marge de manoeuvre que cela»

Beaucoup d'économistes plaident toutefois pour un aménagement, car «la dette est si élevée que le futur gouvernement ne sera pas en mesure de continuer à la rembourser», résume Paul De Grauwe, professeur à la London School of Economics. Selon lui, refuser d'assouplir les conditions seraient une erreur car cela «condamnera la Grèce a de nombreuses années difficiles et encouragera les mouvements politiques extrémistes», ce qui «perturbera fortement la zone ...

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