INTERACTIF. Crise grecque : les mots de Tsipras, Hollande et Merkel passés au crible

le , mis à jour à 12:21
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INTERACTIF. Crise grecque : les mots de Tsipras, Hollande et Merkel passés au crible
INTERACTIF. Crise grecque : les mots de Tsipras, Hollande et Merkel passés au crible

Décoder un discours politique, c'est savoir que tous les mots font sens, les superlatifs comme les adjectifs, les substantifs comme les prépositions. Les silences et les respirations aussi. Millefeuilles d'idées composés à plusieurs, conseillers diplomatiques, experts ès finances publiques, urgentistes de la communication, avant d'être assaisonnés par les dirigeants qui les prononceront, les mots des politiques ouvrent tout autant les portes qu'ils les referment.

Sur la Grèce, nous avons comparé les discours et les déclarations en conférences de presse d'Angela Merkel, de François Hollande et d'Alexis Tsipras pour voir les idées forces et les évolutions entre le 27 juin, date de l'annonce surprise par le Premier ministre grec, d'un référendum sur le plan d'aide des créanciers, et les jours qui ont précédé le week-end de négociations qui a accouché de l'accord du 13 juillet.

Défenseur d'un « compromis équilibré » avec la Grèce, François Hollande a peu dévié de sa route. Durant ces deux semaines très européennes, le mot « Grèce » ne quitte jamais sa bouche alors que la chancelière allemande est tournée vers son pays : « nous » est le mot qu'elle prononce le plus. Fin juin, les mots d'Hollande qui submergent sont « responsabilité » et « négociation ». A partir du 10 juillet, l'idée de « respect » prend beaucoup d'importance, accolée à « la détermination » et la « discipline ». La ligne d'Angela Merkel en quinze jours a, elle, un peu dérivé : « institutions » et « Eurogroupe » de la fin juin ont marqué le pas devant les mots « discussions » et « programme ». Mais le « nous » reste omniprésent.

Pendant ce temps, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a tenu des discours moins vindicatifs qu'après son élection en janvier.  Il utilise beaucoup le vocabulaire de l'échange et du consensus. « Solidarité » tourne en boucle avant le référendum du 5 ...

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  • j.tavern le mardi 14 juil 2015 à 12:32

    Le moy relance éco jamais prononcé = veulent continuer uniquement la solution austérité jusqu'au collapse d-un pays comme expérimentation "médico-économique" sur un pays sacrifié d'avance? J'espère que non si oui l'UE serait dépravée

  • ceriz le mardi 14 juil 2015 à 09:23

    et voila comment hollande a perdu son élection 2017 !

  • M2061328 le mardi 14 juil 2015 à 08:59

    sute "attention à celui qui voudrait sortir" on commence par lui couper les vivres et on lui met l'économie à plat

  • M2061328 le mardi 14 juil 2015 à 08:58

    Une sortie même provisoire aurait rendu service/aurait servi d'exemple à tout un chacun y compris ceux qui disent que ce n'est pas possible - rvenir à une monnaie, changer de monnaie et alors comment ont fait les pays de l'est à l'éclatement de l'URSS, on a des exemples nombreux en Europe de plus de Xchangements de monnaie et les gens et l'économie sont toujours là - on nous raconte n'importe quoi, on fait peur aux peuples, et aujourd'hui on leur dit "attention à celui qui voudrait sortir"

  • talobre le mardi 14 juil 2015 à 08:56

    les mots non prononcés sont aussi importants

  • m.bennia le mardi 14 juil 2015 à 08:40

    Le montant de la dette n'est qu'une variable insignifiante pour la Grèce puisqu'elle ne sera jamais remboursée. En revanche, le montant dérisoire de remboursement périodique ainsi que les intérêts versés aux créanciers sont quant à eux une réalité pour les grecs. Tout l'intérêt des négociations repose donc sur le rééchelonnement de cette dette et du taux d'intérêt. C'est ainsi que la situation de la Grèce lui sera plus supportable. Recevoir le plus d'argent possible et rembourser le minimum.

  • khmane08 le mardi 14 juil 2015 à 08:36

    reste plus maintenant qu'à analyser l'état de leurs selles ?

  • stepone7 le mardi 14 juil 2015 à 08:35

    Certains évoquent également des prêts bilatéraux directs entre pays. Notamment de la France voire de l’Italie à la Grèce. L’hypothèse a été évoquée durant la nuit de dimanche 12 juillet à lundi 13 juillet, par plusieurs sources européennes. Mais elle a été fermement démentie par des sources diplomatiques françaises. .. et voila comment hollande joue avec l argent du contribuable il va faire un virement à la grece sans meme l accord des autres pays .. bravo

  • M5299935 le mardi 14 juil 2015 à 08:33

    Hollande n'a rien à cirer de l'attente des français .... la seule chose qui compte pour lui c'et 2017