Intel projette de fermer ses cinq sites de recherche en France

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    TOULOUSE, 30 juin (Reuters) - Le géant américain Intel 
 INTC.O , qui avait annoncé en avril la suppression de 12.000 
postes dans le monde, a confirmé mercredi son projet de fermer 
ses cinq sites français de recherche et développement, a-t-on 
appris jeudi auprès du syndicat CFE-CGC. 
   "Le plan de sauvegarde de l'emploi en cours de préparation 
chez Intel en France (...) prévoit la fermeture de tous les 
sites de recherche et développement en France", a indiqué le 
syndicat à l'issue de deux réunions qui se sont tenues mercredi 
à Paris et Sophia-Antipolis (Alpes-Maritime). 
    La fermeture des cinq sites d'Intel va entraîner la 
suppression de 750 postes sur un effectif global de 900, ajoute 
la CGE-CGC qui déplore "l'une des plus grandes 
désindustrialisations dans les semiconducteurs que la France 
aura connue".  
    Cette restructuration s'inscrit dans le plan d'économies de 
1,4 milliard de dollars, prévoyant la suppression de 12.000 
emplois au total dans le monde, soit 11% des effectifs, qui a 
été dévoilée début avril par le fabricant de microprocesseurs.  
    Le site d'Intel à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) serait 
le premier à fermer, suivi de ceux de Sophia-Antipolis, de 
Nantes (Loire-Atlantique), de Montpellier (Hérault) et de 
Toulouse (Haute-Garonne).  
    La direction d'Intel France, qui a décidé de recentrer ses 
activités sur les processeurs destinés aux centres de données et 
aux objets connectés pour réduire sa dépendance au marché 
déclinant des ordinateurs individuels, n'a pas confirmé pour le 
moment le périmètre du plan social.  
    "Intel continue ses opérations en France pour accompagner la 
transformation de la société en une entreprise qui motorise le 
cloud et les milliards d'objets connectés", a déclaré jeudi à 
Reuters un porte-parole du groupe. 
    Les élus CFE-CGC, seul syndicat représentatif chez Intel, 
estiment que "ce n'est ni le coût, ni l'expertise, ou la 
productivité des ingénieurs qui en est la cause".  
    Le syndicat appelle les "autorités locales et nationales et 
le gouvernement à intervenir pour empêcher ce désastre dans une 
société qui distribue plusieurs milliards de dollars de 
dividendes". 
   Ils affirment qu'ils n'accepteront pas le PSE présenté "s'il 
n'est pas amendé pour être au niveau des sacrifices, de la 
valeur intellectuelle, et du savoir-faire qui a été transféré à 
l'étranger".  
   "Nous allons entrer dans une phase de négociation à partir du 
12 juillet", a précisé à Reuters Mustapha Aqachmar, délégué 
syndical CFE-CGC. 
 
 (Johanna Decorse, édité par Yves Clarisse) 
 

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